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Le cas Olivier Falorni continue d'empoisonner le PS

le Lundi 18 Juin 2012 à 10:09
Par Guillaume Gaven

Ségolène Royal estimait hier avoir pâti d'une "trahison politique" ; Martine Aubry est venue à sa rescousse, estimant ce matin que "Falorni n'est plus socialiste et ne sera pas dans le groupe socialiste". D'autres, plus mesurés, plaident plus ou moins ouvertement pour une réintégration.

Elle est encore Première secrétaire du PS, même si elle a prévu de passer la main lors du prochain congrès, fin octobre. C'est en tant que patronne du PS que Martine Aubry n'a pas eu de mots assez durs à l'encontre d'Olivier Falorni, élu hier au détriment de Ségolène Royal. 

Cette défaite, "C'est très douloureux pour Ségolène Royal mais (...) sa voix continuera à compter, pas seulement dans sa région mais je pense aussi dans notre pays".

Falorni avait déjà été exclu du PS en février, quand il avait décidé de maintenir sa candidature, envers et contre tout. Elu député "avec les voix de la droite et de l'extrême droite", Olivier Falorni "n'est plus socialiste et il ne sera pas dans le groupe socialiste", a dit la patronne du PS.

Une fin de non-recevoir un peu trop définitive ? Certains proches de François Hollande ont été un peu moins catégoriques.

Ainsi François Rebsamen, le maire de Dijon, a-t-il tenu à minorer cette défaite/victoire. C'est un "parachutage qui s'est mal passé, tout simplement", a relativisé le président des sénateurs socialistes. "Finalement, c'est une élue nationale reconnue, notre candidate de 2007, qui est battue sévèrement, et un ami qui est de facto exclu de ce groupe."

Reste que, peut-être, la situation n'est pas totalement bloquée. Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, ne veut pas exclure une éventuelle réintégration. Avec toutes les précautions d'usage. "Tout cela prend du temps. L'Assemblée va se réunir, le nouveau député de La Rochelle exprimera ses positions au fur et à mesure des votes, et ensuite on verra bien. Il ne faut pas accélérer les choses."

Quant au principal intéressé, il juge "consternant" de voir l'appareil socialiste "s'enfermer dans son aveuglement". Et "moi, de toute façon, je siégerai à gauche", a conclu Olivier Falorni.

Par Guillaume Gaven
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Vos réactions sur cette info
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fleure (anonyme),
les ((besson... )) existe toujour au ps c est pas une surprise ce qui est arrive' a la pauvre sego....
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Brigitte (anonyme),
En tant que socialiste et avec tout le respect que j'ai pour Madame Royal qui est courageuse et porte une voie importante, je crois qu'il est important d'accepter le résultat et de ne pas négliger une fonction éminament importante qui est celle de présidente de région. Sa déception est légitime mais ne doit pas laisser entendre qu'elle est sans mandat, même une fonction d'élu au plus petite échelon territorial est un honneur et un devoir. elle aura l'occasion vu sa stature de revenir à d'autres mandats ultérieurement. l'Attitude de M. Falorni est certes particulière mais peut aussi s'inscrire dans un message qui est le refus de laisser la place à des personnalités lorsque l'on s'est engagé des années sur le terrain, constat fait à droite et à gauche et visiblement rencontrant l'adhésion des électeurs de tous cotés.
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Logic (anonyme),
Marre des copinages de la nomenklatura parisienne qui conserve les pires et éjecte les meilleurs ! François, avec quelles vieilles casseroles vas-tu gouverner pendant cinq ans ?
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gilloum28 (anonyme),
Vu de l'extérieur ce "cirque" ressemble à une énorme erreur de la part du PS. Mme Royal n'agit pas de façon déontologique quand elle parle de "trahison" ou de quelqu'un élu "avec les voix de l'extrême droite". On ne peut douter qu'en 2007 des électeurs du FN au 1er tour aient voté pour elle au second. Dont acte. Il semble que Mr Falorni soit un élu local, implanté depuis longtemps dans sa circonscription. Il faudrait qu'un jour les appareils parisiens des partis politiques comprennent que la démocratie c'est LE POUVOIR DU PEUPLE ! Désolé Mme Royal (et Mme Aubry qui va dans le même sens) mais le peuple a décidé. C'était même pathétique hier soir de voir Mr Falorni se revendiquer de la majorité et les "autorités" socialistes qui le rejetaient. Je suis électeur socialiste et je pense que si j'avais voté à La Rochelle j'aurais voté pour Mr Falorni.
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