L'info politique ce soir, c'est une nouvelle fois le "Ayrault bashing". Des critiques qui se répètent sur l'amateurisme du gouvernement Ayrault, et du Premier ministre lui-même.
Jean-Marc Ayrault est très attendu par les maires des communes voisines de Marseille © Maxppp
"Jean-Marc Ayrault est en colère." dit Marie-Eve Malouines.
Une colère froide, sans éclat de voix. Juste cette remontrance, d'une voix égale, aux journalistes qui tendent leur micro ce matin : " vous êtes encore en train d'inventer une nouvelle histoire ".
Deux titres ont relancé le feuilleton des déboires du Premier ministre. Hier, c'est le site d'un hebdomadaire qui l'assure, en citant un conseiller : Jean-Marc Ayrault s'est fait rappeler à l'ordre par François Hollande, pour avoir évoqué la censure de la loi Duflot sur le logement, avant la décision du conseil Constitution.
"Impossible", rétorque Matignon, il n'y a aucun témoin à ce tête à tête. Et ce n'est pas le genre du Président. Suite du feuilleton, ce matin. Selon la une d'un quotidien : le rapport Gallois préconiserait la fin des 35 heures. Réactions, commentaires, la planète politique s'affole, sans tenir compte du démenti de Louis Gallois. Et une nouvelle fois, le gouvernement est au centre des critiques, pour sa méconnaissance des réalités.
Et tout cela énerve beaucoup Jean-Marc Ayrault...
Comme d'autres responsables au pouvoir avant lui, Jean-Marc Ayrault s'interroge sur cette dérive de la presse. Et Matignon se demande (pas du tout innocemment) qui alimente ces informations.
Réponse : l'opposition. La droite, évidemment.
Jean-Marc Ayrault est d'autant plus en colère, que la méconnaissance des réalités, elle se situe plutôt, selon lui, du coté de ceux qui nourrissent cette politique politicienne. En écho à son ministre de l'économie, Pierre Moscovici qui insiste sur le travail "titanesque" que s'efforce d'accomplir le gouvernement, Jean-Marc Ayrault souligne la gravité de la situation de la France.
" nous avons été élus pour remettre le pays sur les rails " affirme souvent Jean-Marc Ayrault.
Cela sous entend que la France pourrait sortir des voies, dérailler en un mot. Et cette réalité-là, Jean-Marc Ayrault semble penser que bien des responsables politiques l'ignorent.
Mais il est quand même impossible de nier les couacs internes au gouvernement, ou vis-à-vis des députés.
Jean-Marc Ayrault ne nie pas ce type de divergences. Mais pour lui, elles font partie de la vie démocratique.
Il ne faut jamais oublier que Jean-Marc Ayrault, professeur d'allemand dans le civil, est imprégné de cette culture nordique, (ou social-démocrate) où le progrès s'opère par compromis, par des divergences qui se discutent et s'estompent. Les dissensions internes à une majorité, ce n'est pas dans sa façon de faire.
" il ne faut pas parler de dissension dans une démocratie, sinon, les députés de la majorité sont des godillots " estime le Premier ministre.
Il faut donc s'attendre à de nouvelles escarmouches au sein de la majorité.
Mais ces escarmouches, elles fragilisent le pouvoir quand même.
Sans doute. Et c'est bien le souci de Matignon, que cette chronique des couacs affaiblisse l'action politique du gouvernement pour redresser le pays. Jean-Marc Ayrault, et d'autres au sein du pouvoir de gauche, s'en sont convaincus durant la campagne présidentielle, depuis ce qu'ils estiment être la " radicalisation de la droite ". En cas d'échec, l'alternative ne se ferait pas " plus à gauche ", mais " bien plus à droite ". Les idées s'étant rapprochées, entre la droite et le FN, les tentations seront fortes, que ce soit François Fillon ou Jean-François Copé qui l'emporte, à la tête de l'UMP. Cette conviction pèse lourd sur les épaules de Jean-Marc Ayrault,
C'est pourquoi la petite chronique des couacs et des rumeurs le met en colère. Une colère froide. Car son vrai motif d'exaspération serait de se sentir impuissant à remettre le pays sur les rails.

Cahuzac ne sera pas candidat. Pour mieux revenir ?
Un label pour la roche de Solutré, chère à Mitterrand
A Strasbourg, un jeune de 17 ans en garde à vue après des menaces contre des lycées
Tunisie : un mort et des blessés dans des affrontements entre salafistes et policiers à Tunis et Kairouan
"Surface Pro", un PC qui joue les tablettes
Immersion dans le monde de l'hôpital
Consommation: "Zéro Gâchis" au supermarché
"La cuisinière d'Himmler" de Franz-Olivier Giesbert
Daft Punk, ou la rareté comme stratégie marketing
Cannes 2013 : la musique en vedette et le "Château en Italie" de Valeria Bruni-Tedeschi sur la Croisette
Nuit des musées : plus de 1.300 musées ouverts ce soir en France
PSG : Carlo Ancelotti veut partir, la direction du club "veut le garder"
Brive : Caminati savoure
Rome : Nadal en plein rêve
Tour de Californie : L'étape pour Sagan, le titre pour Van Garderen
Des trajets peu chers, grâce au covoiturage
Play-offs : Le Mans et Roanne s'offrent un match d'appui
Interclubs : Lemaitre s'impose
Divers : Bonnet ne savait pas pour Agnel
Toulon-Saint-Cyr : Arrivée de Paule Baudouin
10% du miel contrôlé en France serait d'origine douteuse
Déco ... sur mesure !
Le musée de l'air et de l'Espace du Bourget fait peau neuve
The sound of Portugal




![[title]](http://www.franceinfo.fr/sites/default/files/imagecache/140_liste/2013/04/26/966159/images/principale/9782822203593_MOI%20PRESIDENT%2C%20VIE%20QUOTIDIENNE%20A%20L%27ELYSEE.jpg)
![[title]](http://www.franceinfo.fr/sites/default/files/imagecache/140_liste/2013/05/02/973869/images/principale/affiche%20verticale%202013%20ONCA.jpg)
![[title]](http://www.franceinfo.fr/sites/default/files/imagecache/140_liste/2013/05/14/987511/images/principale/couv_167.jpg)
![[title]](http://www.franceinfo.fr/sites/default/files/imagecache/140_liste/2013/04/26/966485/images/principale/journalist-car-58731%20V2.jpg)

