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Jean-Marc Ayrault ne veut pas être "le Premier ministre d'un tournant de l'austérité"

le Dimanche 2 Septembre 2012 à 19:29
Par Caroline Caldier

Invité de l'émission "Tous politiques" de France-Inter/AFP/Le Monde, le Premier ministre a défendu l'action du gouvernement. Dans un contexte de rentrée difficile pour son équipe, Jean-Marc Ayrault a réaffirmé que "Matignon travaille 24 heures sur 24".

Non, Jean-Marc Ayrault ne veut pas revivre le tournant de la rigueur comme en 1983. Pour ne pas devenir "le Premier ministre de l'austérité", il a sa recette : maîtriser les comptes publics pour défendre la souveraineté de la France, tout en prenant des mesures à plus long terme "pour faire face aux difficultés des Français". Il a par exemple laissé la porte ouverte à une hausse de la CSG pour financer la protection sociale.

Jean-Marc Ayrault refuse de parler de "tournant de la rigueur"  
 

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Les chiffres du chômage avec le cap des trois millions de chômeurs franchi au dernier trimestre, appellent des mesures d'urgence selon le Premier ministre : "Nous avons accéléré la convocation du Parlement qui va pouvoir, dès le 10 septembre, examiner le projet de loi sur les emplois d'avenir pour que dans la foulée on puisse adopter la loi sur le contrat de génération. Ca fait des centaine de milliers d'emplois concernés".

Le Premier ministre confirme les mauvais chiffres du chômage  
 

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Aller vite, sans céder à la tyrannie du temps médiatique

Le Premier ministre n'apprécie pas les critiques émises contre son gouvernement, taxé "d'amateurisme" par ses adversaires politiques. "Si j'avais été buller, vous pensez que j'aurais été capable de présenter le programme de l'action gouvernementale ?", ironise Jean-Marc Ayrault. Le Premier ministre est là pour faire passer un message essentiel : "Matignon travaille 24 heures sur 24". Mais pour autant il ne veut pas céder à la dictature du temps médiatique. "Il faut se désintoxiquer du rythme un événement = une annonce, cher à Nicolas  Sarkozy ", explique Jean-Marc Ayrault. "Je veux une politique d'efficacité qui n'amuse pas la galerie pendant qu'on met les problèmes sous le tapis".

Banque Lazard : rappel à l'ordre

A propos de la polémique autour de la banque Lazard et le différend entre Arnaud Montebourg et Pierre Moscovici, Jean-Marc Ayrault coupe court. "Le choix de la banque Lazard s'est fait avec procédure d'appel d'offres. Le reste n'est que polémique sans intérêt. Les règles ont été strictement respectées". Et le Premier ministre de rappeler son équipe à l'ordre : "Nous avons signé une charte de déontologie, si ça devait continuer, chacun devra prendre ses responsabilités". A savoir : quitter le gouvernement.

Réconcilier les Français et l'Europe

Jean-Marc Ayrault se veut rassurant. Certes le traité budgétaire européen qui va être soumis au vote du Parlement, le sera sans renégociation de son contenu. Cela ne veut pas dire pour autant que "c'est Bruxelles qui nous impose quelque loi que ce soit". "Le chantier de la réorientation de l'Europe est engagé, le pacte des 28 et 29 juin, la supervision bancaire, la taxe sur les transactions financières : c'est grâce à l'élection de François Hollande que la voix de la France pèse", se réjouit le Premier ministre.

Mais selon lui, cette ratification par le Parlement n'est qu'une étape. "Dans le chantier du renforcement de la croissance en Europe, ce qui est important c'est l'étape suivante. Le mécanisme européen de stabilité doit permettre aux Etats de ne pas être aux mains des marchés financiers et ça, c'est un engagement fort".

Sauvetage du CIF

Pour Jean-Marc Ayrault si le système financier français est solide, il y a bien certains problèmes. Le sauvetage du Crédit Immobilier de France était donc une nécessité. "L'Etat a pris sa responsabilité en donnant sa garantie mais comme cet établissement dispose de fonds propres l'argent des contribuables ne sera pas mis en cause. Il en va de l'intérêt du financement du logement".

Pour Jean-Marc Ayrault, le système financier est solide mais...  
 

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"Aujourd'hui la situation est tellement grave que chacun doit être face à ses responsabilités"

Les réformes de structures doivent être faites avec "méthode, en trouvant un maximum d'accords entre partenaires sociaux", insiste le Premier ministre. Il veut mettre en place de "nouvelles règles du jeu", en tenant compte du contexte mais "aussi des salariés qui ne doivent pas être la variable d'ajustement". Et pour cela il compte s'inspirer des modèles nordiques.

Sur la question du financement de notre protection sociale une hausse de la CSG (contribution sociale généralisée,) "est une piste possible", même si "ce n'est pas la seule", déclare le Premier ministre. Au "début de l'année prochaine, le gouvernement prendra ses responsabilités pour que demain le coût de notre protection sociale ne soit pas financée que par les salaires", a-t-il ajouté.

Par Caroline Caldier
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
mais ça ne change rien, gauche ou droite, c'est le même combat, c'est l'argent qui décide ! le ps sera dans la continuité parfaite de l'ump (y'a qu'à voir les roms, le chômage....). n'attendons rien de ce socialisme démocratique et libéral, rappelons nous l’ère jospin et ses privatisations massive !
Avatar de anonyme
L'histoire comporte des précédents fâcheux. Pierre Mauroy affirmait, lui aussi, qu'il ne serait pas "le premier ministre d'une troisième dévaluation du Franc"...Pitoyables!...
Avatar de anonyme
Pour les français d'en bas, ça fait 5 ans que le virage de l'austérité est pris
Avatar de anonyme
entière confiance a jean marc ayrault,finissons de ne penser qu'a la méthode agittee de sarko
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