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Et si la Grèce sortait de la zone euro, la folle soirée de Montpellier à Auxerre

le Lundi 21 Mai 2012 à 09:15
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Montpellier champion, la folle soirée d'Auxerre avec l'Yonne Républicaine, l'Europe déboussolée face au casse-tête de la crise grecque, terraeco et le nouveau président, les bienfaits du bilinguisme pour le cerveau

Presse 21/05/12 © Radio France - Jean-Christophe Martin

 

Deux invités dans l'Hyper revue de presse :

 - Stéphane Badouard, chef du service des sports de l'Yonne Républicaine après le sacre agité de Montpellier à Auxerre dans le championnat de France de football.

 - David Solon, directeur de la rédaction du magazine terraeco. A la Une du numéro de mai : "40 projets pour changer d'ère" et cette question d'actualité dans le magazine qui défend la cause de l'environnement, de l'écologie et du développement durable : "et si nous étions présidents de la République ?"

Egalement dans la presse ce matin, le casse-tête grec qui revient à la Une...

Et si la Grèce sortait de la zone euro ? La question déjà posée il y a quelques mois revient avec force dans la foulée du G8, et c'est le gros titre à la Une d'Ouest France.

Gros titre aussi pour les Echos qui parlent de cette Europe décidément "déboussolée face à l'enlisement de la crise grecque"... Et la France dans tout ça ? Les Echos rappellent que la France est la plus exposée à une sortie de l'euro d'Athènes : la France qui détient environ 100 milliards de dette publique et privée grecque.

Les Echos rappellent aussi une donnée rarement évoquée : la France est sans doute le premier employeur privé en Grèce avec quelque 30 000 salariés employés par des filiales de sociétés françaises, de la pharmacie à l'aéronautique en passant évidemment par le tourisme.

Un autre chiffre souligné cette fois par Jean-Pierre Robin dans le Figaro : les Français l'ignorent,  mais ils ont une créance de plus de 66 milliards sur la Grèce... Et il le formule de manière imagée : pour les prochaines vacances d'été, la Grèce est une destination toute trouvée puisque chaque Français, du nourrisson jusqu'au centenaire, dispose auprès de la Grèce d'un crédit d'un peu plus de 1000 euros.

Un crédit dont il est à craindre qu'une bonne partie s'envole en fumée en cas de sortie de la Grèce de l'euro, et du coup Jean-Pierre Robin dans le Figaro appelle à remettre en cause ce qu'il appelle le "sacro-saint principe de solidarité" agité par l'Europe pour continuer à aider la Grèce...

A quoi la Croix répond en expliquant au contraire "pourquoi l'Europe a besoin de la Grèce", la Croix qui parle même de "trahison" si le "jour noir" devait advenir où la Grèce quitterait la zone euro...

Car ce jour-là pour Guillaume Goubert dans la Croix, ce "jour noir,  bien au-delà du cas grec, il ne resterait plus grand chose du projet européen, à part une sorte de "grosse Suisse rentière et vieillissante tentant sans grand espoir de se protéger du monde extérieur". "Sauver la Grèce, contre vents et marées", la Croix prend position dans ce débat qui va sûrement se prolonger au fil des prochains sommets internationaux.

A la Une de la presse ce matin, il y a aussi un vent de folie...

"A la folie" : c'est le gros titre de l'Equipe qui salue le sacre de Montpellier, champion de France de football pour la première fois de son histoire...

A la folie : l'Equipe salue surtout la passion qui a finalement eu raison de la puissance du Paris-Saint-Germain... et qui a eu raison d'une folle soirée qui a bien failli sombrer dans le ridicule avec les incidents qui ont émaillé le match de Montpellier à Auxerre.

Pour Fabrice Jouhaud dans l'Equipe, "que le club d'Auxerre, que la Ligue professionnelle et que la préfecture de police de l'Yonne n'aient pas anticipé des débordements annoncés constitue une faute qu'ils devront assumer", mais peu importe, c'est donc la passion qui a triomphé, le sacre de Montpellier, c'est aussi bien sûr la Une de Midi Libre qui raconte la fête hier soir place de la Comédie à Montpellier quand "toute une ville a chaviré de bonheur".

Et Richard Gougis se laisse légèrement emporter par l'enthousiasme à la Une de l'édition de Montpellier de Midi Libre, en saluant les joueurs de Montpellier, ces nouveaux "demi-dieux", "créatures ailées de la mythologie pailladine", du nom du quartier du club, la Paillade à Montpellier.

Hier, écrit Richard Gougis, toujours à la Une de Midi Libre, hier, "la seule vérité qui vaille a éclaté magistralement pour au moins l'éternité". C'est vrai que plus que l'éternité, c'est quand même difficile, même quand on est champion, même à Montpellier.

En feuilletant la presse ce matin, on découvre aussi les bienfaits pour le cerveau du bilinguisme...

Les parents s'inquiètent parfois des risques de confusion pour leurs enfants quand on parle deux langues à la maison. Mais les neuro-psychologues sont formels et le Figaro s'y intéresse ce matin : le bilinguisme non seulement n'est pas un handicap mais au contraire un atout pour le cerveau.

Des études confirment que le cerveau des bilingues ne fonctionne pas de la même manière que les autres. Il serait de façon générale plus souple, le bilinguisme favorisant les performances du cerveau, notmament pour tout le processus cognitif touchant aux pensées complexes.

Dernière découverte, la plus étonnante, soulignée par le Figaro : des scientifiques ont mis en évidence que le bilinguisme retardait significativement l'apparition de la maladie d'Alzheimer, en moyenne de plus de cinq ans : comme si le cerveau gardait une certaine jeunesse grâce à une sorte de gymnastique mentale grâce au changement de langue.

 

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