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"Honte", "mauvais signal" : accueil mitigé pour la mission sur les soins palliatifs

le Mardi 17 Juillet 2012 à 19:03 mis à jour à 19:26
Par Julien Baldacchino

Ce mardi matin, François Hollande a annoncé la mise en place d'une mission de concertation, pilotée par le Professeur Didier Sicard, en vue d'une réforme concernant les soins palliatifs et la fin de vie. Les réactions des représentants politiques, religieux et associatifs sont partagées.

Après l'annonce de François Hollande ce mardi matin, lors de la visite d'une unité de soins palliatifs à Rueil-Malmaison, d'une réforme à venir sur la question des soins palliatifs et de la fin de vie, les réactions sont nombreuses. Sans jamais avoir prononcé le terme d'euthanasie, le président de la République a relancé le débat à ce sujet. Les représentants des forces concernées ont rapidement réagi à l'annonce.

Jean-Luc Romero (ADMD) : le choix de Didier Sicard, "mauvais signal"

Pour le président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) Didier Sicard, la nomination du Pr Sicard pour mener la mission est inquiétante. "La fin de vie est une question citoyenne intime et pas une question médicale", affirme Jean-Luc Romero. Il souligne également que Didier Sicard est "proche de la théologie morale catholique". Le président de l'ADMD salue toutefois "l'annonce allant dans le sens de son souhait de vouloir légaliser un acte médical assumé"

Jean Leonetti (UMP) salue la nomination de Sicard

L'auteur de la loi sur le droit des malades et à la fin de vie, en 2005, salue la décision de François Hollande. Toutefois il propose que "le sujet soit abordé de manière plus large : la fin de vie ne se limite pas aux problèmes de l'euthanasie, elle ne peut pas être abordée que par les politiques et les experts", précise-t-il dans un communiqué. Il propose ainsi un large débat public.

Christine Boutin (PCD) : "Honte à vous !"

La représentante d'une partie des conservateurs catholiques français s'est élevée contre la possible légalisation de l'euthanasie : "Décidément cet Hollande nous aura tout fait ! L'appel à un acte assumé : celui de donner la mort. Honte à vous monsieur le Président !".

Mgr André Vingt-Trois : "Une bonne question"

L'archevêque de Paris a été reçu ce mardi après-midi à l'Elysée. A l'issue de cette rencontre avec François Hollande, il a déclaré que la question sur la fin de vie était "une bonne question", tout en précisant que "ce n'est pas parce qu'on pose une question qu'on y répond positivement".

Bernard Debré (UMP) : "Je suis opposé à une loi sur l'euthanasie"

Le député de Paris, interrogé dans les couloirs de l'Assemblée Nationale, a réaffirmé son opposition à une possible loi sur l'euthanasie. Sur l'ouverture d'un débat, il a déclaré : "Il n'est pas anormal d'ouvrir le débat, mais on l'ouvre chaque année. Moi, j'ai ma position, mais je ne veux pas qu'il y ait d'ostracisme".

Jean-Marie Le Guen (PS) : "il est légitime que le cadre législatif évolue"

Selon le député PS, "on ne peut pas rester sur le statu quo actuel de la loi Leonetti". Jean-Marie Le Guen rappelle l'exemple du cas Vincent Humbert, une demande "reconnue comme évidente par l'opinion publique et où la loi est inapplicable". Le député souligne que selon l'Observatoire de fin de vie, il y a "chaque année 8.000 cas d'euthanasie dont 2.000 sans qu'aucune protection ne soit assurée : il est donc légitime que le cadre législatif évolue"

Par Julien Baldacchino
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
comme je les vue a plusieur reprise il y a 8 jours j ai une amie qui c est batut contre une maladie le cancer dans le moi qui a ete le dernier elle a souver a la miser et dans les 10 jours avant sa mord elle ne reconaisait plus personne et etait dans le coma et il a falu rester avec elle jours et nuit et le 6 juillet a 7 heurs elle a ferme les yeux pour toujour pourquoi pas faire un cheste pour areter ce masarque pour la personne et pour le mari et les enfant on aurait dit 75 ans pour une femme de 55 ans avant la maladit 110kl et le 6 juillet 41 kl pourquoi tempt de miserre merçit pour toute c est personne qui souvre tempt
Avatar de anonyme
larebelle (anonyme),
Que ceux qui sont scandalisés par l'idée d'une loi soient rassurés : ce n'est pas obligatoire !!! que ceux qui sont rassurés de pouvoir y avoir recours militent autour d'eux afin que cette liberté d'être - je dis bien d'être- libre jusqu'au bout , voit le jour. Et que les indécis aillent accompagner des personnes en fin de vie dans des unités de soins palliatifs , on y rit, on y pleure, on y parle de pudeur et de douleur, de peur et d'amour, ........ avec les yeux, souvent et pour ceux qui en ont besoin, c'est une reconnaissance suprême de pouvoir mourir comme on a vécu :libre de ses choix. Je ne vois pas en quoi une énième commission sera utile, ni d'ailleurs la pertinence d'un référendum, puisque n'y auront recours que ceux qui en manifesteront le désir....alors faisons comme dans certains pays qui ont déjà voté cette loi , faisons mieux : améliorons là; aménageons la de notre mieux et cessons de condamner nos frères , nos amis, nos amours à des douleurs atroces mêlées de peurs abyssales ..... à moins que nous ne soyons nous même prêts à les subir et capable de les endurer
Avatar de anonyme
Les soins palliatifs sont trop laissés de coté ,il est évident qu il faut s'attarder sur les moyens et méhodes mis en oeuvre. Quelle est l attente des Français face à l euthanasie? Le droit de vivre et de mourir dans la dignité est un sujet à débattre ,et j aime à savoir que je ne resterai pas alité durant 5,10, 15 ans avec des douleurs, des problèmes de peau , et bien d'autres . L'idée du professeur Sicard d'un débat régional permettrait beaucoup plus de réactions .
Avatar de anonyme
Étienne (anonyme),
Super le raisonnement de Jean-Marie Le Guen. Il y a apparemment des euthanasies qui se font, on balance un chiffre bien gros que personne ne pourra confirmer ou infirmer vu que cette pratique est totalement illégale (en plus d’être amorale). Et donc ça prouve qu’il faut un cadre législatif pour «encadrer» et «assurer des protections». Je crois qu’il y a bien plus que 8.000 cas d'excès de vitesse par an en France, si on faisait évoluer le cadre législatif ?
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