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Hollande face à l'Otan pour défendre le retrait d'Afghanistan

le Dimanche 20 Mai 2012 à 14:25
Par Alexandre Chassignon

"L'organisation du retrait, c'est l'affaire de la France"  
François Hollande

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Dans la foulée du G8, le nouveau président de la République doit convaincre les alliés du bien-fondé de sa décision de quitter l'Afghanistan avant la fin de cette année, avec deux ans d'avance sur les Américains.

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François Hollande est arrivé à Chicago dans la soirée © Reuters Jeff Haynes

Pas question de discuter, seulement d'expliquer. La décision de quitter l'Afghanistan est "irrévocable", a martelé François Hollande dès le début de son périple américain. L'initiative française sera toutefois au centre des discussions, aujourd'hui et demain, au sommet de l'Otan à Chigaco.

Les représentants des 28 pays membres ont rendez-vous dans un palais des congrès surprotégé pour évoquer le retrait de leurs troupes. Le Président français a promis de leur détailler le calendrier envisagé par la France pour retirer ses "troupes combattantes". L'experession choisie suggère que des soldats français devraient continuer à former les troupes afghanes, en vertu de l'accord signé entre les deux pays.

"Nous sommes entrés ensemble, nous en sortirons ensemble" - Anders Fogh Rasmussen

Le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, a ouvert la porte à une solution de ce type : "Nous avons par le passé vu certains de nos alliés et partenaires modifier leur contribution, passant du combat à un rôle d'appui, notamment par le biais de la formation, et bien sûr c'est une possibilité". Il doit s'entretenir avec François Hollande avant l'ouverture du sommet.

Mais officiellement, la position de l'Otan ne souffre pas d'équivoque : "Nous sommes entrés ensemble, nous en sortirons ensemble". Les 28 pays membres de l'Otan seront rejoints pour ce sommet par presque autant de nations engagées dans la coalition présente en Afghanistan depuis 2001. Beaucoup sont confrontés à une impopularité croissante du conflit afghan dans leur opinion publique.

"L'image de la France" en jeu pour la droite

L'ancien ministre de la Défense, Gérard Longuet, a une nouvelle fois condamné le nouveau calendrier de retrait. "C'est une position intenable, a-t-il dit sur RTL, parce que nous sommes entrés en 2001 du temps de Chirac et de Jospin dans une coalition en Afghanistan, ce qui voulait dire que nous rentrons ensemble et que nous partons ensemble. L'arrêt des troupes combattantes à la fin 2012 est à la fois techniquement difficile, ressenti par nos alliés comme déloyal et décevant pour nos militaires".

Nicolas Sarkozy avait le premier pris l'initiative d'avancer le calendrier de retrait, en janvier dernier, après qu'un soldat afghan a tué cinq militaires français. Au lieu de fin 2014, il visait alors 2013. François Hollande a par la suite promis un retrait pour la fin 2012.

Par Alexandre Chassignon
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
c'est bien ainsi que l'armée francaise rentre chez elle. Nous n'avons rien à faire en Afghanistan. La France doit d'abord faire un peu d'ordre chez-elle au lieu d'aller faire la guerre et tuer des civils...
Avatar de anonyme
yitach (anonyme),
Car notre ROI sarko c'est livré et a mis hollande dans l'embarras!!!! le roi élu par suffrage universelle,en 2007 faisait ce qu'il voulait? les francais aussi cons? élire un roi avec des suffrage universelle?????
Avatar de anonyme
Je ne comprends pas tout ! Nos partenaires de l'OTAN semblent ne pas savoir que Monsieur Sarkosy avait pris l'initiative d'avancer le calendrier de retrait et visait 2013 ????? Il a oublié d'en parler à nos partenaires ou c'était un enfant dans le dos qu'il préparait ?
Avatar de anonyme
Le premier quotidien à paparazier ce que j'écris sur France info, c'est ... moi ! Contrairement à certain Journaliste, les paparazies ne me disent pas, " on la laisse pour cette fois ! " Le harcèlement individuelle se reflète dans le harcèlement collectif .... Le public ne sait toujours pas pourquoi Breivik, Ben laden, et d'autres cyclopes parviennent à leur fin. - - - - Pour sortir de l'Afghanistan, il n'est pas inutile mais certainement très délicat de parler de la gentillesse de Georges Bush. Le crédit européen est peut-être de sonder la capacité des Etats Unis à faire sa propre psychanalyse. ... Hum, pour toux vous dire ... hum hum, on est pas sortis de l'auberge. L'Ego américain est sans pareil. La démesure des USA prend racine dans les jalousies des conquérants européens. On ne peut pas soigner une culture vieillissante sans la marier à une autre culture. L'acte de mariage, scelle des compromis. Longtemps après le mariage, la remise en cause des compromis peut agir comme un tsunami. La quête humaine doit bien s'attendre à autre chose d'humainement imaginable. War Horse n'est qu'une séance parmi d'autre de cette psychanalyse collective. Combien de fois Joey est relâché par les hommes pour prouver son humanité chevaleresque. L'attitude trop cool de Barak Obama semble vouloir dire qu'on ne peut pas desserrer l'étau sans qu'un technicien "graisse" gentiment la vis antique.
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