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Hollande et l'affaire du tweet : "Les affaires privées se réglent en privé"

le Samedi 14 Juillet 2012 à 14:22
Par Cécile Quéguiner

François Hollande

Le président de la République, lors de son entretien télévisé du 14 juillet, a fait sa première mise au point depuis le tweet de sa compagne Valérie Trierweiler. Il est aussi revenu sur PSA, la fiscalité, la moralisation de la vie politique ou la nomination de Jean-Pierre Jouyet. Retour sur les temps forts de son interview.

François Hollande s'est prêté à trois quart d'heures d'entretien, questionné par les journalistes Claire Chazal et Laurent Delahousse, depuis l'Hôtel de la Marine et non l'Élysée, "pour qu'il y ait une plus grande liberté". Un changement de décor, mais une façon de renouer avec cet exercice de l'interview du 14 juillet que Nicolas Sarkozy avait lui choisi d'abandonner. Le chef de l'État a profité de cette tribune, pour dresser un bilan de ses premiers mois à l'Élysée et faire une mise au point sur quelques sujets brûlants : PSA ou les tweets de proches. 

  • Licenciements chez PSA  

"L'État ne laissera pas faire", a déclaré François Hollande, deux jours après l'annonce des 8.000 suppressions d'emplois chez PSA. "Ce plan dans l'état est inacceptable [...] Il doit être renégocié [...] Il ne doit y avoir aucun licenciement sec". Selon lui, il y a eu "mensonge", car "ce plan n'a pas été annoncé [plus tôt] alors qu'il était déjà prévu" et que cette annonce a été "reportée après la présidentielle".  

Sur les moyens de pression dont dispose l'État, réponse sybilline : François Hollande a nié pouvoir empêcher la fermeture du site d'Aulnay mais "nous pouvons faire en sorte qu'il reste un site industriel".  Il a en outre évoqué un plan automobile (bonus/malus ?) pour favoriser l'achat de voitures fabriquées en France. 

Hollande et son plan pour l'automobile : "Pour inciter à acheter des véhicules français"  (00:00:58)

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  • Quelle fiscalité face à la crise ? 

Pour François Hollande, la hausse de la CSG n'est qu'une piste "parmi d'autres". Il a affirmé n'écarter aucune ressource et ne pas prévoir de "prélèvements supplémentaires pour la grande majorité des Français". 

Hollande et la fiscalité : "Il n'y a qu'un mot dans ma bouche, c'est l'effort, l'effort juste"  (00:01:57)

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  • Le tweetgate 

 "Je considère que les affaires privées se règlent en privé. Je l'ai dit à mes proches pour qu'ils acceptent scrupuleusement ce principe". Premier commentaire public après l'embarrassant tweet posté par sa compagne en soutien à l'adversaire de Ségolène Royal lors de l'entre-deux tours des législatives. Selon lui, cette affaire ne se reproduira pas.
Quant au statut de Valérie Trierweiler, il n'y en a pas, dit-il. "Valérie veut garder son activité professionnelle. Je comprends. A partir de là, elle sera présente à mes côtés lorsque le protocole l'exigera". 

Hollande et le tweet : "Je suis pour une claire distinction entre vie publique et vie privée"  (00:01:04)

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  • Jospin à la tête d'une commission de moralisation 

C'est à cet "homme incontestable pour son intégrité" que François Hollande a chois de confier cette commission de moralisation et de rénovation de la vie politique. Elle sera charger de plancher sur "le non-cumul des mandats, le financement des campagnes, le mode de scrutin et une charte éthique". 

  • Jouyet à la caisse des dépôts et consignation 

Le chef de l'Etat a justifié le choix de son "ami" à ce poste ainsi : "Je voulais le meilleur". 

Par Cécile Quéguiner
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Effectivement, les Français ont élu un Président à la tête de l'Etat, pas sa concubine - ou son épouse, si tel était le cas. Elle a donc pour obligation de rester particulièrement discrète - ça n'est pas forcément facile, mais rien ne l'oblige à "rester" avec le Citoyen Président Hollande non plus - , d'autant plus qu'elle n'a aucun statut légal: c'est une "petite amie". Elle n'a de fonction ni au gouvernement ni au parti socialiste. Malheureusement, dans la plupart des pays, la compagne - ou le compagnon - de la personne à la tête de l'Etat se met bien souvent sous les feux des projecteurs. Quand ce n'est pas spontanément le cas, certains journalistes s'en chargent: "ça fait vendre". Et ils ont de toute évidence un lectorat. Ceci dit, il est évident que les très proches peuvent exercer une influence, notamment les concubines - ou concubins. L'Histoire l'a montré. Ce n'est donc pas une mauvaise idée de se renseigner un peu sur les fréquentations et affinités des candidats à la présidentielle. Après l'élection, c'est un peu tard - cela devient le rôle des services de renseignement et des conseillers, qui veillent théoriquement au grain. Pour tout le reste, on fera le bilan dans 5 ans, comme d'habitude. Ou avant dans la rue si les choses ne vont vraiment pas dans le bon sens. Wait and see. Les Français ont fait leur choix - parmi ce qui était proposé... Bonne journée, et gardez le sourire: au moins avons nous un Président qui a reçu un minimum de formation - même si ça n'est pas une assurance de réussite. Ca n'est pas le cas partout.
Avatar de anonyme
gabrielle (anonyme),
Mitterant l'a fait !!! Oui !! Malheuresement il y a que le nom Francois qui le rapproche,,,
Avatar de anonyme
Terrine de Saint Prout (anonyme),
Le Président de la République 2012 avec sa "commission de MORALISATION " devrait balayer devant sa porte ; comment punit-il l'adultère en république ? Comment peut-il accepter qu'un des membres du bureau national de son parti , condamné pour harcèlement moral, soit toujours MAIRE ? Comment peut-il brandir le prétexte nationaliste pour défendre 8000 travailleurs français quand il vient de faire une campagne international-socialiste ? Va-t-il continuer à faire croire à nos jeunes bacheliers qu'il suffit d'étudier quand il "nomme un ami" ?
Avatar de anonyme
Si on passe 5 ans à parler du tweet et bien c'est que les choses ne vont pas si mal hein. PSA, on s'en fout, cout travail trop cher, pas grave, on augmente encore le smic pour accentuer le problème. Ce qui se passe chez PSA, c'est ce qui va se passer demain partout, réveillez-vous... C'est pas en taxant les riches que le problème va se régler, ni en créant des commissions avec des décisions en 2013 ou 2015. L'urgent c'est maintenant et c'est bien là le vrai changement. Avec sarko l'urgent était traité la veille avec hollande.... il va laisser pourrir la situation jusqu'à ce que son successeur (de droite bien sur) récupère le bébé et s'en dépatouille. De tous temps les socialistes ont distribués sans compter l'argent des autres pour que la droite trime ensuite pour prendre des décisions forcément impopulaires. Enfin, vous l'avez voulu, vous l'avez eu !
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