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François Hollande confronté aux premières critiques de la majorité et de ses alliés

le Lundi 24 Septembre 2012 à 16:02
Par Rémi Ink

Un peu plus de quatre mois après son investiture, François Hollande voit les premières critiques monter de son propre camp. Si la droite ne l'a pas épargné depuis le début de son mandat, ce sont les premières fissures qui apparaissent au sein même du PS et des écologistes, associés au gouvernement. Gérard Collomb, maire PS de Lyon, évoque un "problème de ligne et de pédagogie", les Verts vont rejeter le traité budgétaire européen, et le non-cumul des mandats a ses détracteurs... socialistes.

Les critiques montent. Au sein même du parti présidentiel. François Hollande le redoutait. Martine Aubry, première secrétaire du Parti Socialiste, a tout fait pour l'éviter. Mais la réalité politique rattrape le président de la République. Et certains sortent du bois.

Collomb : "Un problème de ligne et de pédagogie"

La dernière flèche en date a jailli de Lyon. Le sénateur-maire PS, Gérard Collomb, un baron socialiste, le dit tout net dans un entretien accordé au Figaro. À une question sur la courbe de popularité de François Hollande qui plonge, il met d'abord la crise en cause. "Tout président confronté aux difficultés qui sont les nôtres chuterait nécessairement dans les sondages", explique-t-il. Avant de laisser tomber : "la crise n'explique pas tout, il est sûr qu'il y a un problème de lisibilité de l'action du gouvernement. Il faut envoyer des messages clairs." Pan ! Le mot est lâché.

Pour la première fois depuis l'arrivée à l'Elysée du socialiste, la critique vient du cœur du parti au pouvoir. Mais aussi de ses alliés.

Le tumulte Vert

Les Verts l'ont dit : ils voteront contre le traité budgétaire européen. Au risque de fragiliser la majorité gouvernementale. Et ce malgré les appels à la solidarité du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, pour l'adoption du Traité. Et Gérard Collomb, dans Le Figaro appuie là où ça fait mal en déclarant : "Les Verts seraient irresponsables de nourrir la crise." Pierre Moscovici, ministre de l'Economie, lance dimanche un "appel à la raison".

Aujourd'hui, la polémique enfle, même si Matignon exclut aujourd'hui  le départ des ministres écolos, Cécile Duflot (Égalité des Territoires et Logement) et Pascal Canfin (Développement). Si certains disent Cécile Duflot hostile au Traité, sa condition de ministre l'empêche de le dire ouvertement. Jean-Marc Ayrault tient encore un peu ses troupes.

La crainte de voir le refus Vert devenir contagieux est réelle. Claude Bartolone, président de l'Assemblée Nationale, juge que si des députés de la majorité votaient contre le traité budgétaire européen, ce serait "grave". On serre les rangs.

Le non-cumul des mandats n'est plus prioritaire

Dernier point où les fissures se remarquent au sein du bloc présidentiel : le non-cumul des mandats. Martine Aubry l'avait dit : interdiction du cumul d'un mandat de parlementaire et d'un exécutif local. Tout-e élu-e à une élection parlementaire devait abandonner ses mandats exécutifs locaux dans un délai de trois mois après la tenue du scrutin. Un délai arrivé à expiration il y a...une semaine, le 17 septembre 2012.

Mais depuis, pas grand chose ne bouge. Ou plutôt si. Ça gronde. Parmi les réfractaires, le sénateur maire de Dijon, François Rebsamen. Ce proche de François Hollande demande une exception pour les sénateurs qui ne sont pas élus par tous les Français, comme le sont les députés.

Impossible de savoir qui a effectivement renoncé à son mandat, un peu plus de 200 parlementaires socialistes seraient concernés. Le ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies, l'assure : le texte sur le non-cumul des mandats sera présenté vers la fin de l'année en Conseil des ministres pour un examen au Parlement au premier trimestre de 2013.

Calendrier retardé, donc. Peut-être le temps pour François Hollande de gérer l'orage vert du traité budgétaire européen. Puis de continuer à tout faire pour afficher un parti présidentiel uni et regroupé.

Par Rémi Ink
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
A t-on quelquefois vu les socialistes tenir leurs promesses , honte à vous Monsieur HOLLANDE vos promesses ou sont-elles , comme toujours rangées au fond du tiroir et la clef est perdue.
Avatar de anonyme
je comprends que tous les gens abbreuves par les medias d'anti sarkosysme soient decus mais rappelez vous 1981 et les promesses d'une vie meilleure blablabla on a enfin un president normal incapable de respecter ses engagements et englue dans ses mensonges l avenir rose est devenu bien sombre!!!!!!
Avatar de anonyme
gabrielle (anonyme),
MOI, PRESIDENT...... Il ne fera pas mieux que Sarko !!! Tous des Nuls.
Avatar de anonyme
Ah ! En fait, si je comprends bien, quand on n'est pas d'accord sur certains point avec les gens de son parti, on rang sa carte au PS... Bien bien bien, c'est pas un peu de la dictature ça ? De toute façon, le gouvernement s'effrite avec sa politique inadaptée au contexte actuel. Des millions de dépensés pour rien car le niveau de vie des français n'est pas meilleur, il va même bientôt empiré avec les hausses d'impôt successives ! On a donné un os à mâcher aux salariés mais on va leur bouffer le bras. Les mesures anti-emploi vont avoir raison de nombreuses PME, bref, en 4 mois, le gouvernement n'aura réussit qu'à prouver son incompétence. Imaginez ce qu'ils vont faire en 5 ans ! Et voilà, Hollande ou Chroniques d'un drame programmé...
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