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François Hollande à Toulouse : "Le temps de l'alternance est venu"

le Jeudi 3 Mai 2012 à 20:46
Par Alexandre Chassignon

"Que ceux et celles qui n'ont pas connu le 10 mai 1981 puissent garder dans leur mémoire le 6 mai 2012"  
François Hollande lors de son discours à Toulouse

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Le candidat socialiste, en meeting ce soir à Toulouse, a indiqué qu'il sent "la victoire à portée de main". Tout en appelant à la mobilisation le jour du scrutin, il a beaucoup parlé d'alternance et s'est placé dans la lignée historique de François Mitterrand.

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François Hollande place du Capitole © Reuters Regis Duvignau

Le débat d'entre deux-tours passé, François Hollande s'en amuse : "J'ai failli en demander un deuxième, enfin je me suis retenu !" Malgré son sourire et les sondages favorables, le candidat socialiste a mis ses électeurs en garde contre une possible mauvaise surprise dimanche : "Je vous demande de ne pas céder à la facilité, à la naïveté de penser que ce serait fait. Tant que les Français n'ont pas voté, la victoire vous allez la chercher, la conquérir des mains de la droite".

"Trente-et-un ans après François Mitterrand"

François Hollande a défendu la possibilité d'une alternance, rejetant les accusations de Nicolas Sarkozy : "Chaque fois que la gauche est arrivée au pouvoir elle a redressé le pays. L'alternance c'est une chance, le risque principal c'est que la droite puisse rester cinq ans de plus au pouvoir".

Il a plusieurs fois fait référence au seul mandat d'un socialiste à l'Elysée : "31 ans après François Mitterrand. Ce n'était pas un accident mais l'annonce d'autres alternances."

Il a aussi revisité à sa façon les thèmes de l'immigration et des frontières, souvent cités par le candidat président. "Si les frontières se sont effacées, c'est parce que la droite a voulu la libre circulation des marchandises et des produits financiers tout en empêchant celle des personnes, a accusé le socialiste. La frontière elle doit être posée entre l'intérêt général et les intérêts particuliers, entre l'argent et la politique."

"Effacer le souvenir cruel du 21 avril 2002"

François Hollande s'est aussi montré optimiste, devant Lionel Jospin, ancien Premier ministre et deux fois candidat malheureux à la présidentielle, qui s'exprimait avant lui. "Si nous l'emportons, et nous l'emporterons le 6 mai, je veux que cela efface le souvenir cruel du 21 avril 2002 et que ouvrions enfin la page que nous aurions dû déjà ouvrir cette année là", a-t-il souhaité.

Après ce discours assez bref (40 minutes), François Hollande s'est attardé pour un long bain de foule (20 minutes) autour de la scène dressée place du Capitole.

Par Alexandre Chassignon
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Vos réactions sur cette info
Avatar de Elle
Vivement dimanche (pas avec l'UMP)… ! Un peu d'air qui arrive, quelques candidats (j'englobe François Bayrou) stables, intègres même. Courageux, j'espère, car les chantiers qui attendent sont immenses et périlleux. Il y a un pas à faire, le premier pas de tous les voyages de mille pas : allons-y. En conscience et courageux nous aussi car le chemin sera bordé d'épines.
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