aller directement au contenu
  • Votre radio, vos favoris, vos alertes personnalisées

Fin de vie : François Hollande promet une réforme

le Mardi 17 Juillet 2012 à 13:41 mis à jour à 18:19
Par Julien Baldacchino

Le président de la République, en visite mardi matin dans une unité de soins palliatifs, a relancé, sans jamais en prononcer le nom, le débat sur l'euthanasie. Il souhaite aller plus loin que la législation actuelle en matière de fin de vie. Une mission sur ce sujet va être pilotée par le Pr Sicard.

Aider les malades en fin de vie à mourir dans la dignité ; c'est le message que François Hollande a voulu faire passer ce mardi matin. Le président de la République était en visite dans un établissement spécialisé dans la fin de vie, à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine).

François Hollande a annoncé, à cette occasion, la mise en place d'une réforme des soins palliatifs "dans les prochains mois". Pour préparer la réforme, le président de la République a confié une mission de concertation sur la fin de vie au professeur Didier Sicard, président d'honneur du comité national consultatif d'éthique.

Un choix qui ne semble pas satisfaire le président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité, Jean-Luc Romero : "La fin de vie est une question citoyenne intime et pas une question médicale", affirme-t-il, ajoutant que le Pr Sicard est "proche de la théologie morale catholique". Didier Sicard, quant à lui, a fait part au micro de France Info de sa volonté de mener un débat avec les citoyens, avec plusieurs concertations dans les régions.

Relance du débat sur l'euthanasie

"Peut-on aller plus loin dans les cas exceptionnels où l'abstention thérapeutique ne suffit pas à soulager les patients aux prises avec une douleur irréversible et qui appelle un acte médical assumé au terme d'une décision partagée et réfléchie ?", s'est interrogé François Hollande dans le discours prononcé après cette visite.

Sans jamais prononcer le mot, le président de la République a donc relancé le débat sur l'euthanasie. Il a pris l'engagement d'aller plus loin que la législation actuelle, c'est-à-dire la loi Leonetti. Votée en 2005, elle prévient l'acharnement thérapeutique, mais ne permet pas de déclencher un geste médical qui provoque la mort (c'est-à-dire une euthanasie active).

Pas d'engagement pendant la campagne

Le candidat Hollande avait maintenu un certain flou vis-à-vis de sa position sur l'euthanasie durant la campagne présidentielle. Il avait proposé dans son programme la possibilité "d'une assitance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité" sous certaines conditions strictes.

Pourtant, François Hollande n'avait pas fait de la légalisation de l'euthanasie, à proprement parler, une promesse de campagne : ce mot, selon lui, évoque une "forme de suicide" inacceptable. De même, Jean-Marc Ayrault, dans son discours de politique générale, n'a pas évoqué la question, même s'il a déclaré début juin qu'il envisageait de "perfectionner la loi Leonetti".

"Je souhaite faire quatre ou cinq débats en région" - Pr Didier Sicard, pilote de la mission de concertation sur la fin de vie au micro France Info de Bruno Rougier 

Lecture
 
Partager

"Peut-on aller plus loin dans les cas où l'abstention thérapeutique ne suffit pas ? Le débat mérite d'être engagé" Extrait du discours de François Hollande 
 

Lecture
 
Partager
Par Julien Baldacchino
7
Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Gérardino (anonyme),
Curieux titre... monsieur Hollande en digne successeur de François Mitterand se prendrait il pour le bon Dieu? A moins qu'il n'entende plus modestement réformer la législation sur la fin de vie?
Avatar de anonyme
janvier 95 (anonyme),
De toute façon il a promis une réforme sur tout ! Pour l'instant il dit commission et apres je décide , concertation et apres je décide patati patata ....Mais ça fait 30 ans que l'on se concerte et que l'on fait des commissions qui une fois faites est aussitot entérré car le travail a faire sur l'opinion est trop grande , jamais le peuple n'acceptera le non cumul des mandats ou l'alignement public privé sur les cotisations et retraites. Pour changer de fond en comble je pense qu'il faut être dans une situation bien plus grave encore que celle que nous vivons ! Le jour où nous seront comme l'espagne ou l'italie on pourra enfin parler choses sèrieuses
Avatar de anonyme
barrouquere (anonyme),
Nous attendons que le mot soit prononcé...C'est pour quand le droit de mourir dans la dignité et sans souffrir? Un pays de rétrogrades!
Avatar de anonyme
Le revers de la médaille, certes. Il faut bien remercier le courage de Nicolas Sarkozy qui a (notamment) travailler sur ces sujet brûlant. Il faut faire transiter le débat sur la mort. Si on regard tout ce qui permet de devenir, on peut ouvrir les yeux sur tout ce qu'on abrège. François Hollande devient, dans le "mourru" de Nicolas Sarkozy. (Mais Nicolas Sarkozy n'est pas mort pour autant). Dès lors, l'euthanasie peut-être vécue comme une naissance prématurée. Là, il faut désengourdir les religions. Elles permettent aux hommes de s'enraciner dans une confiance qui dépasse l'homme, tout en zappant le pouvoir de femme sur les hommes. N'en déplaise au Pape, Imam, Rabbin et autres pasteur, le pouvoir des femmes est supérieur à celui des hommes. Ceci expliquant (partiellement) cela. Ainsi soit il !
aller directement au contenu