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Face à Hollande, Poutine met en doute l'efficacité de sanctions contre Damas

le Vendredi 1 Juin 2012 à 21:27
Par Clara Beaudoux

Le président russe et le président français se sont rencontrés pour la première fois aujourd'hui à Paris. Au cœur des discussions : la Syrie. François Hollande a indiqué que la solution passerait par le départ de Bachar al-Assad. Vladimir Poutine est resté ferme sur ses positions, écartant de nouveau toute sanction de l'ONU.

Difficile sujet que la Syrie pour une première rencontre entre les deux présidents russe et français. Lors d'une conférence de presse commune, à l'issue de plusieurs heures de discussions, chacun est resté sur ses positions. Il n'y a "pas de solution possible" en Syrie sans "le départ" de son président Bachar al-Assad, a affirmé François Hollande. Vladimir Poutine a de son côté indiqué qu'il n'était pas prêt à accueillir Bachar al-Assad et sa famille en exil.

"Il doit y avoir des sanctions" contre le régime syrien, a également déclaré François Hollande. Aussitôt, le président russe, allié de la Syrie, a répliqué mettant en doute l'efficacité de sanctions prises par le Conseil de sécurité de l'ONU. Tout en réaffirmant son soutien à la médiation de Kofi Annan. Il est "contre-productif de déclarer que sa mission est vouée à l'échec", a-t-il dit.

Depuis plus d'un an, la Russie et la Chine, qui disposent d'un droit de
véto au Conseil de sécurité, y ont bloqué toute action résolue sur le dossier syrien.

"Là où nous pouvons avoir des analyses différentes c'est sur les responsabiltés et le départ de Bachar Al-Assad" - François Hollande  
 

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"Combien de civils ont péri des mains des autres, par exemple des mains des guérilleros, avez-vous compté ces pertes ?" - Vladimir Poutine
 

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La "place" de Ioulia Timochenko "n'est pas en prison"

Autre sujet qui fache : l'Ukraine. Le président français a indiqué que "nous avons parlé de la situation en Ukraine, de Mme Timochenko, et nous avons eu la même conclusion. Sa place n'est pas en prison". De son côté, Vladimir Poutine s'est dit opposé à tout boycott politique de l'Euro dans le pays, alors que François Hollande a de nouveau justifié son refus, et celui de ses ministres, de s'y rendre.

Par ailleurs, le président français et son homologue russe sont convenus de "réunir rapidement un séminaire intergouvernemental" précédé d'un "conseil économique et financier". "Nous pourrons envisager une visite de ma part en Russie au terme de ces réunions", a conclu François Hollande.

Par Clara Beaudoux
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