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En Grèce, un scrutin à l'allure de référendum sur l'austérité

le Dimanche 17 Juin 2012 à 07:44
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L'Europe a les yeux rivés sur la Grèce qui vote aujourd'hui dans un contexte de grave crise économique. Cette élection sera décisive pour l'avenir du pays dans la zone euro. Deux partis radicalement opposés sur les remèdes à la crise sont donnés au coude à coude, le Syriza et la Nouvelle Démocratie.

Les bureaux de vote ont ouvert à 7h et fermeront à 19h © Reuters - Yannis Behrakis

Pression fiscale renforcée, hausse du chômage, réduction des salaires, telles ont été les mesures imposées aux Grecs par l'Union Européenne et le FMI. Ce plan de sauvetage financier caractérisé par une austérité drastique est aujourd'hui au cœur de ces élections législatives, six semaines après un précédent scrutin qui n'avait pas permis de dégager de majorité stable.

"Cauchemar" d'un retour à la drachme contre "mémorandum de banqueroute"

La population se retrouve tiraillée entre deux pôles radicalement opposés. Du côté droit, le dirigeant de Nouvelle Démocratie, Antonis Samaras, 61 ans, estime que les Grecs vont devoir choisir entre le maintien dans la zone euro et "le cauchemar" d'un retour à la drachme. A gauche, l'ennemi de l'austérité, le dirigeant de Syriza, Alexis Tsipras, 37 ans, menace de revenir sur ce plan de financement international - "le mémorandum de banqueroute", dit-il - tout en affirmant que la Grèce restera dans la zone euro.

Les bureaux de vote qui ont ouvert à 7h locales, fermeront à 19h, heure à laquelle devrait être publiée la première estimation du résultat du scrutin, basée sur un sondage effectué à la sortie des bureaux de vote, et guettée dans le monde entier. De la chancelière allemande Angela Merkel à la présidente du FMI Christine Lagarde, en passant par le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker, le message envoyé aux électeurs grecs est le même : leurs bulletins de vote seront cruciaux pour la stabilité de la zone euro.

"La Grèce est le rat de laboratoire de l'Europe" selon Jasonas Sinas Papadopoulos, membre du bureau national de Syriza  

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Vos réactions sur cette info
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Anna Pizania (anonyme),
Vote(s) 95
Le précédant message concerne les informations diffusées sur votre antenne depuis ce matin, dimanche 17 juin.
Avatar de anonyme
Anna Pizania (anonyme),
Vote(s) 90
Je suis très en colère par le traitement de l'information sur les élections en Grèce. Vous participez délibérément à la désinformation menée par les libéraux européens selon lesquels la Grèce vote "pour ou contre la sortie de l'euro". Je vous rappelle qu'aucun de principaux parti en présence ne réclame la sortie de la zone euro. Il s'agit là que de la position de Madame Merkel au cas où les résultats des élections ne lui conviendraient pas. Les raccourcis que vous pratiquez ne respectent pas la déontologie journalistique. Nous sommes en mesure d'attendre mieux du service public.