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Dix gardes du corps (700.000 euros par an) pour la protection rapprochée de Sarkozy

le Mardi 12 Juin 2012 à 12:15
Par Gilles Halais

Dix fonctionnaires de police continueront à assurer la sécurité de l'ex-chef de l'Etat. Pour un budget annuel dépassant les 700.000 euros, selon parismatch.com. Dans l'entourage de Nicolas Sarkozy, on se refuse à commenter ces chiffres.

Cela fait partie des avantages que conserve un ancien président de la République après avoir quitté l'Elysée. Outre des bureaux, une voiture, un directeur de cabinet, des secrétaires et documentalistes, sa sécurité rapprochée continue à être assurée aux frais de la République. Et elle est ajustée en fonction du degré de menace autour de sa personnalité, des risques censés s'estomper au fil du temps.

S'agissant de Nicolas Sarkozy, pas moins de dix fonctionnaires du SPHP (Service de protection des hautes personnalités), dont deux chauffeurs, ont été affectés à sa sécurité et à celle de sa famille. Pour un montant annuel dépassant les 700.000 euros — la Cour des comptes a en effet établi en 2010 que le coût d'un policier affecté à ce type de mission s'élevait à 71.879 euros en moyenne.

Quelques dizaines de personnes bénéficient d'une protection permanente du SPHP. Outre les membres de l'exécutif, c'est le cas de tous les anciens présidents de la République (six policiers pour Jacques Chirac et un autre pour son épouse Bernadette, et deux pour Valéry Giscard d'Estaing). Quant aux anciens ministres, ils conservent une protection pendant six mois, sauf s'ils la refusent.

"Ce n'est pas la police qui dicte le dispositif, c'est l'intéressé lui-même qui fait la demande" (police nationale)

Selon parismatch.com, Nicolas Sarkozy aurait "demandé et obtenu" dix policiers. Ce que dément son entourage : "Ce n'est pas l'ancien Président qui décide des effectifs de sécurité autour de lui, mais les services concernés, en l'occurrence le SPHP", fait-on savoir. La direction générale de la police nationale refuse également de confirmer, mais donne une version différente : "Ce n'est pas la police qui dicte le dispositif, c'est l'intéressé lui-même qui fait la demande", déclare un porte-parole de la DGPN.

Nicolas Sarkozy occupe désormais des bureaux rue de Miromesnil (Paris VIIIe), à deux pas de l'Elysée. Il s'est donné jusqu'à septembre pour réfléchir à l'équipe dont il veut s'entourer, et à son avenir professionnel.

Par Gilles Halais
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
jive (anonyme),
Et on cherche des économies.... Et ça retire combien de flics du terrain où on en manque tant!
Avatar de anonyme
Jeannot (anonyme),
Pour quelqu'un qui a pour volonté la suppression du service public, il est aujourd'hui bien content d'en profiter !! Et gratuitement s'il vous plait ! Aux frais du contribuable bien sur !! Un scandale pure et simple.
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