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Dix ans de politique de la ville étrillés par la Cour des comptes

le Mardi 17 Juillet 2012 à 11:11 mis à jour à 13:39
Par Guillaume Gaven

Dix ans de rénovation urbaine passée au crible de la Cour des comptes © Fotolia.com - mat75002

Parce que les inégalités demeurent, la Cour fait mardi une proposition radicale : que les efforts se concentrent sur seulement six départements. Il s'agit de ceux dotés d'un préfet délégué à l'égalité des chances : les Bouches-du-Rhône, l'Essonne, le Nord, le Rhône, la Seine-Saint-Denis et le Val d'Oise.

Le constat n'est pas tendre : le Programme national de rénovation urbaine, le PNRU, "n'a pas atteint ses objectifs" et la poursuite de son financement est "très incertaine"La Cour des comptes pointe,dans un rapport rendu public mardi, des "défauts de gouvernance" de la politique de la Ville.

En clair, le PNRU se disperse trop. 40 milliards d'euros investis sur la période 2004-2013, mais seuls "53% des démolitions prévues ont été réalisées, 30% de l'offre a été reconstituée et 39% des logements ont été réhabilités".

"Un nombre trop important de zones"

La Cour parle de "dilution des interventions sur un nombre trop important de zones". Effectivement, il existe aujourd'hui 751 Zones urbaines sensibles (ZUS), auxquels s'ajoutent 2.493 quartiers ciblés par des Contrats urbains de cohésion sociale (Cucs)...

Dans ces quartiers, où vivent huit millions de personnes, le taux de chômage est toujours deux fois plus important qu'ailleurs ; et le niveau de vie des ménages est inférieur de moitié à la moyenne nationale.

Six départements seulement

La Cour fait donc une proposition radicale : concentrer les efforts sur six départements "identifiés comme rencontrant les plus grandes difficultés. Il s'agit de ceux dotés à ce titre d'un préfet délégué à l'égalité des chances : Bouches-du-Rhône, Essonne, Nord, Rhône, Seine-Saint-Denis, Val d'Oise.

En resserrant le périmètre d'intervention, la Cour s'inspire de ce qui se fait ailleurs en Europe : l'Espagne a 17 quartiers "vulnérables", les Pays-Bas ont 40 territoires "en souffrance" dans 18 villes. 

. © IDÉ

 

 

Par Guillaume Gaven
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
janvier 95 (anonyme),
Le vrai problème de la banlieue c'est la mentalité des banlieusards ! Qu'est qu'ils sont mal éduqué ces gens ! C'est normal
Avatar de anonyme
Lol françois le français !... le démago !
Avatar de anonyme
François (anonyme),
Et si on changeait les critères d'attribution? Si on commençait par attribuer les crédits aux départements nécessiteux dont la population se conduit bien? Si on décidait que le taux de criminalité était un handicap pour se voir attribuer les crédits plutôt que l'inverse?
Avatar de anonyme
janvier 95 (anonyme) @ François (anonyme),
Ok mais dans quel département les gens nécessiteux se conduisent ils bien ??? Aucun !!
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