aller directement au contenu
  • Votre radio, vos favoris, vos alertes personnalisées

Aurélie Filippetti dénonce "les menaces" de Google

le Jeudi 18 Octobre 2012 à 20:00
  • 6 commentaires
  • Votre évaluation : Aucun Moyenne : 5 (3 votes)

La ministre de la Culture dit ne pas apprécier "le ton" du géant de l'internet. Un peu plus tôt, Google a annoncé qu'il ne référencerait plus les médias français sur sa plateforme si le gouvernement persévère dans sa volonté de taxer les moteurs de recherche pour financer la presse.

"Je suis un peu surprise par le ton de la correspondance" de Google, explique Aurélie Filippetti. © Maxppp - Christophe Morin

"Ce n'est pas avec des menaces qu'on traite avec un gouvernement démocratiquement élu". La réponse d'Aurélie Filippetti à Google n'a pas tardé. La ministre de la Culture n'a apparemment pas goûté le courrier du géant de l'internet adressé ce jeudi à plusieurs cabinets ministériels.

Une lettre dans laquelle Google menace de ne plus référencer les sites internet de médias français si le gouvernement continu de vouloir imposer des droits d'auteurs aux moteurs de recherche internet pour financer les médias.

Une idée proposée par les éditeurs de presse, en pleine tourmente économique. L'association de presse IPG regrette d'ailleurs le "refus absolu de concertation de l'acteur dominant du marché"

Concertation avec Google

"Aujourd'hui, des sites qui agrègent des contenus comme Google utilisent aussi la notoriété des éditeurs de presse, ainsi que ce qu'ils produisent. Il est donc légitime que les éditeurs de presse s'interrogent sur la manière dont il faut faire participer ceux qui diffusent leur contenu à leur financement", martèle Aurélie Filippetti.

La ministre de la Culture ajoute qu'une concertation aurait lieu avec Google avant un éventuel projet de loi sur le sujet. Un peu plus tôt, Fleur Pellerin, a annoncé une rencontre vendredi avec les représentants de la firme américaine au ministère de l'Economie numérique.

6
Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
varfendell (anonyme),
Vote(s) 22
Google a bien raison. Non mais c'est quoi cette idée médiocre?
Avatar de anonyme
Vote(s) 26
ce n'est certainement pas le gouvernement français qui sortira vainqueur d'un bras de fer avec google. Taxer google est une très, très mauvaise idée. Une de plus pour ce gouvernement qui a décidément bien du mal à tracer une ligne économique crédible tant il est arrivé au pouvoir sans savoir ce qu'il allait faire, sans préparation et avec amateurisme. Et pourtant je suis socialiste, socialiste déçu.
Avatar de anonyme
Vote(s) 29
* Sur le référencement : Un site web peut refuser d'être partiellement ou totalement indexé avec ce qu'on appelle le protocole Robot.txt cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Robot.txt . Les sites de presses peuvent donc refuser d'être indexé sur Google Actualités comme décrit ici https://support.google.com/news/publisher/bin/answer.py?hl=fr&answer=93977 . Ce que veut ce nouveau lobby de la presse, c'est le beurre et l'argent du beure, être indexé et touché une rémunération pour être indexé. * Google est une entreprise privée qui a priori n'a pas touché de subventions et qui doit sa réussite, notamment, à la qualité de son algorithme inventé par ses fondateurs. Google est libre d'indexer ou pas. J'espère que non seulement Google désindexera massivement les sites de presse affiliés à cette taxe Google, mais aussi fermera sa succursale en France. Peut-être qu'entre ça et Twitter qui hésite à s'installer en France, le microcosme médiatico-artistico-politique comprendra que ses demandes et attitdes sont outrancières et détruisent le numérique français. Et dire que Fleur Pellerin veut démontrer l'attractivité économique de la France, notamment en matière de numérique, c'est vraiment mal barré avec toutes ces pluies de taxes délirantes. En matière de numérique, l'attractivité de la France c'est zéro. * Sur la génèse de la nouvelle taxe Google : Rappelons que ce projet de loi a été élaboré par les services juridiques d'un lobby et n'a aucun rapport avec les lois de la République contrairement à ce que brait Joffrin qui se prend pour un "auxiliaire de démocratie" (sic). Précisons que ce projet de taxe sur les liens hypertextes a notamment été piloté par Nathalie Collin, présidente de l'IPG et directrice générale du Nouvel Obs - ce que Joffrin oublie opportunément de mentionner dans son édito de pleureuse de la semaine - est qu'elle était auparavant - accrochez-vous : Directrice (administratif et financier) de Virgin Musique France entre 1997 et 1999, Directrice générale de Virgin Musique France entre 1999 et 2002, Directrice générale d'EMI Music France entre 2002 et 2007, Présidente déléguée d'EMI Music France entre 2007 et 2008, Présidente d'EMI Music France entre 2008 et 2009 cf. http://www.pcinpact.com/news/74020-taxe-et-droit-dauteur-presse-demande-... Autrement dit, Nathalie Collin importe une mentalité assez particulière d'une industrie qui fait de la gestions d'actifs avec des oeuvres et veut la transposer à la presse. * Sur les modalités pratiques d'une taxe Google sur les liens hypertextes : en principe, lorsqu'un internaute clique sur un lien, le site à partir duquel il a cliqué ne sait pas sur quel lien l'internaute a cliqué, de la même façon que le site sur lequel il arrive ne sait pas d'où vient l'internaute ; du moins si JavaScript est désactivé ou si les morceaux de code JavaScript de clicktracking sont neutralisés, et si le HTTP Referer est désactivé cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Référant . Dans la pratique, les navigateurs sont configurés par défaut avec le referer activé, mais il est possible de le désactiver, par exemple dans Firefox en tapant 'about:config' dans la barre d'adresse puis configurer ces paramètres ainsi : 'network.http.sendRefererHeader;0' & 'network.http.sendSecureXSiteReferrer;false'. En outre, il est possible d'autoriser JavaScript de manière séléctive avec par exemple l'extension NoScript. Bref, tout ça pour dire que la comptabilisation de clics implique un tracking systématique des utilisateurs, sans compter que le referer peut être modifié et ne pas refléter la réalité de la source. Dans le futur, si les gens prennent conscience de toutes les traces qu'ils laissent en surfant avec le clicktracking et le referer, peut-être que leur attitude changera et qu'une fois informés ils modifieront les paramètres cités ci-dessus de façon à ne plus être trackés, et bye-bye la comptabilisation. * Sur Aurélie Filippetti : Filippetti est l'invitée d'honneur d'un dîner de cons organisé par les lobbyistes du microcosme médiatio-artistico-politique, lobbyistes qui se comportent vis-à-vis d'elle comme des ventriloques. Filippetti est incapable de développer une ébauche d'argumentation pour justifier telle ou telle idée farfelue de taxe. Elle affirme systématiquement, de manière spécieuse, péremptoire et biaisée, qu'il est "légitime", "normal", "dans le sens de la modernité" (sic), etc. que telle taxe soit créée. Il est grand temps qu'elle soit remplacée, parce que là c'est grand-guignolesque. Filippetti est totalement incompétente, à tous le moins.
Avatar de anonyme
brunolaroche (anonyme),
Vote(s) 27
Sous prétexte que Google fait de l'argent, et que la presse française est en chute libre financièrement, c'est à Google de payer? Et pourquoi pas à Total, ou Phillips Morris, ou la Sibérie ( ils viennent de trouver une mine de diamant gigantesque)? Il y a bien que le gouvernement Français pour pondre des projets de loi comme ça. Une entreprise privée gagne de l'argent, donc elle doit financer les entreprises qui sont en déficit. Google devrait sortir une pétition en ligne afin que les internautes ai leur mot à dire.
Avatar de anonyme
Vote(s) 22
Evidemment, ça tombe mal au moment ou Google a besoin de se refaire une santé.
Avatar de anonyme
croisset (anonyme),
Vote(s) 29
C'est plutôt comique : le gouvernement veux taxer une entreprise qui n'a aucun besoin de la France, dont le marché et le Monde. La ministresse peut toujours se draper dans sa dignité, c'est Google qui décide. Et c'est bien. Marre que l'Etat pense toujours pouvoir tout imposer, taxer, etc... pour financer son propre système, sans que ça apporte rien au citoyen de base.