Le nucléaire "filière d'avenir": Montebourg provoque les écologistes

par Sylvie Johnsson lundi 27 août 2012 05:31

"Je considère que le nucléaire est une filière d'avenir" a affirmé hier soir le ministre du Redressement productif sur BFM TV. Une déclaration aussitôt contestée par les élus d'Europe Ecologie-Les Verts, mais soutenue par le ministre de l'Intérieur Manuel Valls.

"Nous avons besoin d'énergie et pas trop chère. La France
a un atout extraordinaire entre ses mains
(avec ses centrales nucléaire)  qui lui a permis de bâtir son industrie" a expliqué Arnaud Montebourg avant de prononcer des mots qui ne pouvaient que consterner les écologistes: "Pour ma part, je considère que le nucléaire est une filière d'avenir".

Arnaud Montebourg : "Le nucléaire est une filière d'avenir"  
 

"La filière nucléaire doit préparer son avenir : le démantèlement"

La réaction des élus d'EELV a été quasi immédiate. Ainsi Denis Baupin, vice-président du groupe à l'Assemblée nationale, ne voit qu'un seul avenir au nucléaire: le démantèlement : "Le ministre du redressement productif a déclaré ce soir que le nucléaire serait une filière d'avenir. Une profession de foi en décalage total avec la réalité. Partout dans le monde, au contraire, le nucléaire est en déclin...Partout les Etats considèrent aujourd'hui que les risques et les coûts liés à cette énergie dépassent largement ses avantages supposés."
   
Et le député européen Yannick Jadot de rappeler les déboires de l'EPR à Flamanville ou en Finlande, et les problèmes sur les réacteurs nucléaires installés en Europe.

Yannick Jadot demande à Arnaud Montebourg d'étudier "correctement l'état de la filière nucléaire"  
 

 

Valls soutient Montebourg

Le nucléaire, "c'est une filière d'avenir incontestablement", a réagi le ministre de l'Intérieur sur Europe 1 avant de rappeler les engagements du président de la République.

Pendant la campagne présidentielle, le candidat François Hollande avait promis d'engager "la réduction de la part du nucléaire dans la production d'électricité de 75% à 50% à l'horizon 2025." C'est ce que prévoit l'accord électoral qui avait été négocié dans la douleur entre le PS et les écologistes d'EELV