François Bayrou sort du silence

par Marion Bernard dimanche 9 septembre 2012 10:19
Pour François Bayrou, "la bipolarisation droite-gauche est une malédiction pour la France"
REUTERS/Stringer France Reuters

Muet depuis le 17 juin dernier, date des dernières législatives, François Bayrou sort de sa réserve et se prononce ce dimanche sur la rentrée du nouveau gouvernement. Celui qui considère la politique comme un "engagement pour la vie" ne regrette pas son vote pour François Hollande, mais estime que ce dernier commence vraiment son quinquennat ce dimanche soir, lors de son intervention télévisée prévue sur TF1.

"Je n'ai plus de mandat parlementaire , je
suis conseiller municipal de Pau, mais je garde un mandat de confiance
vis-à-vis de millions de français"
 : François Bayrou, retiré
depuis près de trois mois au "pays du silence" a choisi de faire
entendre sa voix, de nouveau, dans les colonnes du Journal du Dimanche.

L'occasion
de revenir sur sa défaite, qu'il accepte sans avoir renié sa ligne : "Peut-être
n'ai-je pas trouvé les bons mots ni le bon tempo. Mais
(...) dans une vie
politique,  une défaite n'est pas une
chose si grave. Clémenceau, Mendès France, Mitterrand, Barre, Jospin, Juppé ont
tous été battus avant de rebondir"
.

François Bayrou porte un regard toujours sévère sur le
mandat de Nicolas Sarkozy, revient sur son appel à voter Hollande lors de l'entre-deux
tours des dernières élections présidentielles ("Il a été le bulletin
du non à Nicolas Sarkozy"
), et porte un regard mesuré sur les
premiers mois de ce nouveau quinquennat.

Avant tout, le leader centriste attend
beaucoup de cette première intervention télévisée prévue ce soir sur le plateau
du JT de 20h : la responsabilité de François Hollande "c'est de
dire aux français où ils vont aller ensemble et comment ils vont y aller
(...)
leur faire sentir que le progrès passe par le courage. (..) Ce soir c'est
la première heure de vérité pour lui, son quinquennat commence ce soir
 ".

"La politique ce n'est pas un CDD, même
long. C'est un engagement pour la vie" 
( François Bayrou, dans les
colonnes du JDD)