Débat électrique autour de l'exonération d'impôt sur les heures supplémentaires

par Clara Beaudoux mercredi 18 juillet 2012 06:01, mis à jour le mercredi 18 juillet 2012 à 06h05
Christophe Morin Maxppp

Le ton est monté pendant la nuit sur les heures supplémentaires exonérées, au point que la séance à l'Assemblée nationale a du être suspendue. Auparavant les députés ont adopté la suppression de la TVA sociale. Ils poursuivent l'examen du projet de loi de finances rectificative pour 2012.

La nouvelle majorité a connu sa première séance agitée à l'Assemblée nationale, les députés poursuivant la nuit dernière l'examen du projet de loi de finances rectificative pour 2012. Le vote sur l'abrogation des exonérations liées aux heures supplémentaires n'a pas pu intervenir dans la nuit, comme le souhaitait le gouvernement.

La séance a été stoppée à la suite d'une multiplication d'incidents entre députés. Plusieurs anciens ministres du gouvernement Fillon ont donné de la voix, pour défendre le "travailler plus pour gagner plus" de Nicolas Sarkozy. Le PS "fait les poches des classes moyennes", a notamment dénoncé Laurent Wauquiez.

"Vous êtes devenus le parti des bobos !" - Le député UMP Pierre Lellouche, vers 1h du matin  

"Vous voulez vous refaire la cerise avec les classes moyennes, avec celles et ceux qui vous ont sanctionnés !", a répliqué le député écologiste Eric Aulazet. "Ils ont cherché un prétexte pour arrêter les débats", a déploré pour sa part le président des députés PS, Bruno Le Roux.

François de Rugy, le président du groupe écologiste, s'en prend aux heures supplémentaires de Jean-François Copé...  

D'incidents en incidents, la séance a été levée avant que les députés
n'entament l'examen des amendements. Le débat va donc se poursuivre mercredi à partir de 15h, alors que la date d'entrée en vigueur de la mesure a déjà donné lieu à un cafouillage au sein de la majorité.

Auparavant les députés avaient voté la suppression de la TVA sociale, autre mesure emblématique de l'ère Sarkozy. Prévus initialement pour durer jusque mercredi soir, les débats sur le
projet de loi de Finances rectificatif pourront se poursuivre jusque vendredi.