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Reconstitution de ligue dissoute

le Mercredi 27 Juin 2012 à 19:57
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A première vue, Eureka ! On a trouvé les responsables de la défaite électorale de Nicolas Sarkozy. Il s'agit d'un mort et d'un vivant.

Le vivant s'appelle Patrick Buisson, ancien conseiller de l'Elysée présenté comme une sorte de gourou tendance facho. Le mort s'appelle Charles Maurras, fondateur de l'Action Française et théoricien du nationalisme intégral, décédé en 1952. Et le brillant cerveau qui dénonce le tandem maudit formé par Charles et Patrick s'appelle Nathalie Kosciusko-Morizet qui fut pendant la campagne la porte parole officielle, peu inspirée et très contestée de Nicolas Sarkozy.

A l'époque, elle semblait plus gênée par le prix exact du ticket de métro que par la "droitisation" de son candidat. Ce qui devrait peut être l'inciter à une plus grande réserve. 

Ensuite, il est assez curieux de la voir mêler sa voix à ceux qui font tout le temps référence aux années trente ou quarante. Objectivement, NKM donne raison à ceux qui il y a quelques semaines évoquaient Pétain ou le congrès de Nuremberg. 

Enfin, pendant qu'on y est, pourquoi ne pas accuser Sarko de reconstitution de ligue dissoute ? On est là dans la caricature enfantine. Et même si on a bien compris que Mme Kosciusko-Morizet jouait son avenir au sein (ou à la tête) de ce qui reste de l'UMP, on constate que le droit d'inventaire à droite ressemble à une captation d'héritage. 

Quant aux références idéologiques tirées du passé, on pourrait y jouer avec d'autres candidats. En réfléchissant bien, Jean-Luc Mélenchon avait des " accents gramscistes " dans ses meetings en plein air. Ca n'est pas lui faire injure, non plus qu'à l'icône du mouvement ouvrier italien. Quand à la défaite de Bayrou, c'est la faute à Rousseau. Ca lui va bien, " les Rêveries du promeneur solitaire"...