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Humaine, trop humaine...

le Jeudi 21 Juin 2012 à 19:55
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A première vue, faute avouée à demi pardonnée. Mais ce qui vaut pour les enfants ne s'applique pas forcément à la Première dame et c'est pourquoi "l'opération repentance" engagée par Valérie Trierweiler une semaine après son twitt contre Ségolène n'apparaît pas très convaincante.

Car ce n'est pas Madame Trierweiler qui s'exprime. C'est son "entourage", cette mystérieuse créature sans nom et sans visage, chargée de rectifier le tir dans les médias quand il y a eu "friture sur la ligne". En l'occurrence il s'agit d'un ami de la Première Dame qui fait savoir au journal Le Parisien combien le Président était furieux contre sa compagne. Combien celle-ci regrette aujourd'hui de n'avoir pas calculé les conséquences que son message twitté allait avoir sur l'autorité du chef de l'état, sur le PS, sur ses enfants et sur ceux de François Hollande. Et combien on ne l'y reprendra plus.

Dont acte. N'empêche que l'exercice ressemble beaucoup plus à une opération de déminage qu'à une autocritique à la chinoise. De deux choses l'une. Ou bien les regrets de Madame Trierweiler sont spontanés et alors elle reconnaît implicitement que la liberté et l'indépendance qu'elle revendiquait ne sont que des leurres. Ou bien ce sont des regrets exprimés sur commande, au nom de la raison d'état, et alors elle est devenue une femme politique.

Dans les deux cas, le message est contre productif. Il souligne les contradictions d'une femme qui n'aime pas son rôle de Première dame, mais qui est bien obligée de s'y plier. D'une femme qui souhaite rester une simple journaliste mais qui n'en respecte pas la déontologie. D'une femme qui se dit imperméable à la jalousie mais qui finalement y succombe. Humaine, trop humaine.

Les regrets exprimés indirectement et sur le tard ne font qu'ajouter à la confusion. On espère que l'Elysée sera mieux inspiré dans la conduite des affaires publiques que dans la gestion des affaires privées.