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VIDEO | Quatre ans de vœux présidentiels, avant les derniers du quinquennat

le Jeudi 29 Décembre 2011 à 09:36
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Dernière ligne droite avant la présidentielle de 2012, et donc dernier exercice de vœux aux Français ce samedi soir. L'occasion de revoir ou réentendre les bons vœux de Nicolas Sarkozy pour 2008, 2009, 2010 et 2011.

L'exercice des vœux depuis le 31 décembre 2007 © Radio France

31/12/2007 : ses 1ers vœux après "une année pleine"

Premiers vœux de son quinquennat, le 31 décembre 2007 : le président de la République est encore tout jeune dans la fonction. Plein d'allant. Son discours s'étend, bien plus long que les suivants (1400 mots contre quelque 1000).

Nicolas Sarkozy salue "une année si pleine pour notre pays". Il évoque bien des "angoisses", des "craintes", mais les balaye d'un "message d'espérance" et assène qu'"il n'y a pas de fatalité du malheur". 

Vœux de Nicolas Sarkozy le 31 décembre 2007 ina

Un président pressé ? Le terme le plus récurrent de son discours cette année-là  : "urgence". Juste devant "confiance" ou "changement".

Le discours de 2007 passé à la moulinette de Wordle.net 

31/12/2008 : "l'année a été rude"

Nicolas Sarkozy, le 31 décembre 2008, est cette fois filmé debout, dans la bibliothèque de l'Elysée. La mine est grave. Les premiers mots aussi. Le chef de l'Etat adresse ses premières pensées "à ceux que la vie a durement éprouvés, ceux qui ont perdu leur emploi [...], ceux qui sont victimes d'injustice", etc.

En pleine crise des subprimes, le président affirme que "l'immobilisme serait une faute", qu'il faut "sanctionner les excès" des spéculateurs (NDLR). Sa solution d'alors : "une Europe forte, indépendante, imaginative". "Nous serons, dit-il, attentifs, pragmatiques, réactifs". Mais il faudra, prévient-il, "faire des efforts".

Vœux de Nicolas Sarkozy le 31 décembre 2008lemondefr

Les termes de son discours les plus fréquemment employés : "crise", "difficultés", "épreuve". 

Le discours de 2008 transformé en "nuage de tags" 

31/12/2009 : "2010 sera une année de renouveau"

D'entrée, le 31 décembre 2009, il est question de la "crise économique", des "peines", des "souffrances". Mais le chef de l'Etat se pose en homme qui rassure : "2010 sera une année de renouveau". Les efforts annoncés un an plus tôt (voir ci-dessus) "vont porter leurs fruits", promet-il. 

Retour à l'optimisme ? Ce qui est fait n'est plus à faire, Nicolas Sarkozy énumère ses réformes : RSA, service minimum, carte judiciaire, internat d'excellence, "révolution" numérique, loi Hadopi, Grenelle de l'environnement... Prémices de la rigueur : il annonce néanmoins qu'il va falloir en 2010 "réduire nos dépenses courantes". 

Vœux de Nicolas Sarkozy du 31 décembre 2009Nouvelobs

Fin mot de ce discours : "fraternité". 

Les mots-clés discours de 2009 

31/12/2010 : "2010 fut rude" (bis), "2011 sera utile"

Ce 31 décembre 2010, la gravité est de retour, dans ces vœux retransmis pour la première fois en direct sur Dailymotion, ou plus précisément sur la chaîne de l'Elysée sur la plateforme vidéo. 

Nicolas Sarkozy se pose cette fois en père-protecteur : "Mon premier devoir est de protéger la France" -la liste est longue- de la faillite, de la dépendance, des délocalisations, de la violence de délinquants multi-réitérants. Un inventaire alarmiste, avant d'annoncer "les décisions qui s'imposent", à savoir les lois sur la burqa ou contre l'absentéisme à l'école. Et d'évoquer déjà l'échéance de 2012 : "nous ne pouvons nous payer le luxe d'une année d'immobilisme pré-électorale". 

Vœux de Nicolas Sarkozy le 31 décembre 2010elysee

Les maîtres-mots de ce discours : "protéger", mais aussi "respect", "valeur", "devoir", "identité". 

Le discours de 2010 

31/12/2011 : vers des "vœux subliminaux" ?

Si tous les candidats à la présidentielle sont contraints de s'adonner à cet exercice à la fois banal et délicat, cela s'annonce particulièrement corsé pour le président en place. Comment promettre la rupture, sans renier son bilan ? La quadrature du cercle, qui devrait se solder par un message sur le thème du "tout va mal, mais sans moi, dans quelques mois, ce sera pire". 

Voeux présidentiels : Sarkozy contraint de livrer un "message subliminal"  
 Analyse d'Olivier Bost

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