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"Je suis candidat pour faire bouger les lignes" (Chevènement - Radio France Politique)

le Dimanche 13 Novembre 2011 à 16:18 mis à jour à 21:00
Par Pierre Breteau

Jean-Pierre Chevènement veut "réindustrialiser la France" © Radio France - AFP Joël Saget

Le président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) était l'invité de l'émission Radio France Politique ce dimanche. Il a réaffirmé son indépendance vis-à-vis du Parti socialiste et ira "jusqu'au bout" de sa candidature à l'élection présidentielle.

 

Le Sénateur annonce la couleur : "Je ne suis pas encore mort." Il martèle ses thèmes de campagnes comme autant d'occasions pour se démarquer du Parti socialiste, au premier rang desquels, la réindustrialisation : "Une France sans usines, c'est la fin de la France" explique-t-il. C'est pour cette raison que Jean-Pierre Chevènement est opposé à la sortie du nucléaire, il explique que c'est une industrie qui exporte, dans laquelle il y a un véritable savoir-faire dans le pays. Et Fukushima ? "Dans cinq ans, dix ans ou 20 ans c'est un problème qui sera réglé" tranche le Sénateur.

Candidat à la présidentielle en 2002, il dépasse les 5% des suffrages et est rapidement accusé par le PS d'avoir évincé Lionel Jospin du deuxième round de l'élection. En 2007, il passe son tour. Aujourd'hui, il refuse qu'on utilise le "21 avril 2002" comme "un extincteur de débat", pour le "faire taire". Son seul souci, alors qu'il en profite pour rappeler qu'il "appartient à la grande famille de la gauche", c'est de "rassembler la gauche" justement.

"Mais que fait le Parti socialiste Européen ? J'aimerais que François Hollande secoue le cocotier"

Jean-Pierre Chevènement n'aime pas l'Europe fédéraliste, il avait voté non au traité de Maastricht en 1992. "Le Che" propose une alternative : "une Europe réaliste" avec une "monnaie commune, pas une monnaie unique". C'est à dire que chaque Etat retrouverait ses Francs, ses Marks ou ses Pesetas et qu'une super-monnaie recouvrirait toutes les autres pour les échanges au sein de l'UE.

Le Sénateur du Territoire de Belfort s'en prend aux banques, des banques que l'Etat a financées en 2008 au début de la crise. Il en veut aux gouvernements européens d'avoir "laissé se réinstaller les mauvaises habitudes" des banquiers. Pour lui, aujourd'hui, tout est à refaire dans la régulation financière.

Par Pierre Breteau
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