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Week-end classé rouge sur la route des festivals

le Vendredi 29 Juin 2012 à 16:40
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Embouteillage annoncé sur le calendrier des fans de musique, avec l'ouverture, dès ce vendredi, des Eurockéennes de Belfort, du Main Square Festival d'Arras ou du "Rock dans tous ses Etats" à Evreux

eurock

C'est la grande bataille du premier week-end de juillet, la course à la fréquentation..en même temps qu'un bon indicateur de tendance: l'été reste la saison capitale pour le secteur de la musique, le "live" étant désormais plus rentable que les ventes de CD. Alors que l'été 2011 avait été marqué d'une belle embellie, pas sûr que la saison qui s'annonce soit aussi florissante: les grands rendez-vous de Belfort ou Arras n'ont pas fait le plein, certains ont et les professionnels parlent d'un recul de 10 à 15% ( par rapport à la même période l'an passé)  sur les pré-ventes de billets.

 

Coté programmation, le sentiment de copié-collé persiste (selon le site "Sourdoreille", les grands cumulards de l'été sont Zebda et Shaka Ponk, visible à peu près partout), et certains ont du mal à maintenir le rythme d'antan, comme le Main Square d'Arras (porté par le géant interplanétaire des tourneurs, Live Nation), autrefois spécialisé en fournisseurs de stars "bankable" (Radiohead, Coldplay), et qui affiche chichement les noms de revenants des années 90: Simple Minds, Garbage, Pearl Jam...


D'autres, habitués à jouer des coudes avec les idées, davantage qu'avec le porte-monnaie, optent pour des exclusivités découvertes: le "Rock dans Tous ses Etats" à Evreux joue la carte jeunesse, avec, pour l'ouverture du bal, le duo de frangins The Bots ( 14 et 18 ans au compteur, et de l'énergie punk à revendre).

Enfin, coté programmation pointue mais cohérente et très soignée: le Days Off de Paris démarre aussi ce samedi 30 juin (et jusqu'au 9 juillet, réparti entre Cité de la Musique et salle Pleyel) avec quelques affiches à suivre de près : les folkeux brillamment mélancoliques de The Other Lives, la douceur glacé d'Agnès Obel, la grâce mystique d'Anthony and the Johnsons, ou la fascinante St Vincent, joyeux encore méconnu: profitez-en.