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Bertrand Burgalat, initiales BB

le Vendredi 13 Avril 2012 à 22:51
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Perdu dans un village des Pyrénées, le plus branché des musiciens de campagne sort un quatrième album aussi classe que pop, un brin décalé, emballé dans une esthétique sixties et mélancolique.

Bertrand Burgalat - Double peine © FranceInfo

Bertrand Burgalat a déjà derrière lui une carrière bien remplie. Producteur et réalisateur à succès, il a travaillé avec Christophe Willem, Philippe Katerine, fait chanter le prix Goncourt Michel Houellebecq, Alizée, Depeche Mode, Marc Lavoine, Nick Drake et bien d’autres. Fondateur du label Tricatel en 1996, c’est à lui que l’on doit la sortie de quelques albums assez incongrus dans le paysage parfois terne de la chanson française : les disques de Valérie Lemercier, le succès d’A.S Dragon, le retour du rock avec les Shades,…. Il a touche également à la bande originale de films et produit de nombreux remix.

C’est assez tardivement que le monsieur aux grosses lunettes se lance dans une carrière solo avec The Sssound of Mmmusic (2000). Le succès d’estime le pousse à continuer et il publie Portait Robot (2005) puis Cheri B.B (2007). Cinq ans plus tard, on retrouve notre chers « B.B » avec Toutes directions (Tricatel / 16 avril 2012), quatrième album pour ce jeune musicien de 48 ans, toujours frais et dispo quand il s’agît de fouiller dans les mélopées pop.

Alternant mélancolie, spleen et mélodies énjouées, "Toutes directions" ne ment pas sur la marchandise.

Sa force, une production au petit oignon ultra pointue, subtile et pop. L’influence des 60’s, valeur sûre de l’œuvre de Burgalat est toujours bien présente mais on note aussi quelques petits tubes en puissance plus contemporains.

 La Session vous propose de découvrir en live acousitque les titres « Double peine » et « Dubai My Love ». 

Benjamin Mathieu

Bertrand Burgalat © Tricatel