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La météo pèse sur le bilan des Francofolies de La Rochelle

le Dimanche 15 Juillet 2012 à 15:40
Par Grégoire Lecalot

Bilan en demi-teinte pour l'un des principaux festivals de l'été, les Francofolies de La Rochelle. Entre deux averses de pluie et l'annulation de concerts à cause du vent, la fréquentation est en baisse, en dépit d'une "riche édition". Avec 85.000 spectateurs, les "Francos" perdent 4.000 festivaliers par rapport aux précédentes éditions. Et c'est surtout le manque à gagner dans la vente de produits dérivés qui pèsera.

Décidément, cet été 2012 sera à oublier rapidement entre les remparts de La Rochelle. D'abord une partie du musée maritime qui brûle, avec l'incendie du chalutier-musée l'Angoumois. Et maintenant cette édition des Francofolies qui fait grise mine. Certes, 85.000 personnes se sont pressées sur l'esplanade Saint-Jean, entre la tour de la Chaîne et celle de la Lanterne. C'est beaucoup de monde, mais moins l'an dernier, qui avait vu un record de fréquentation avec 89.000 festivaliers. Pas besoin de calculatrice pour savoir que c'est 4.000 de plus que cette année.

Des concerts annulés vendredi

Pour trouver le principal coupable, il faut tout simplement lever le nez. Comme une grande partie du pays, La Rochelle a subi les conséquences de la paresse de l'anticyclone des Acores, qui refuse obstinément de venir jouer les airbags anti-dépressions atmosphériques sous nos latitudes.

Les averses ont douché l'enthousiasme des spectateurs, malgré une "riche édition", déplore Gérard Pont, le directeur du festival. Le vent a soufflé par dessus en provoquant l'annulation des concerts de vendredi sur la grande scène, privant 12.000 personnes de Thomas Dutronc, Charlie Winston ou Caravan Palace.

"On veut juste ne pas être en difficulté financière"

Malgré cette baisse de fréquentation, ce n'est pas du côté de la billetterie que le bas blesse : "on n'a pas du tout assuré les revenus annexes, les revenus des partenaires, les revenus du bar, du restaurant. C'est vrai que ça va être une perte importante, pas prise en compte sur l'assurance, même si les partenaires ont plutôt envie de nous aider", explique Gérard Pont. Pour autant, le directeur ne tombe pas dans la dépression. La baisse de la fréquentation ? Ce n'est pas un concours. On veut juste ne pas être en difficulté financière", relativise-t-il. Avec des concerts originaux et des nouvelles formules comme les "Folies matinales" au Museum d'histoire naturelle, les Francos 2012 ont fait preuve de créativité. Et le projet d'exporter le festival à New-York en 2013 tient toujours.

Par Grégoire Lecalot
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