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L'Indochine, ce n'est pas qu'Indochine

le Dimanche 21 Octobre 2012 à 11:00
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De "La Petite Tonkinoise" à un certain nombre de tubes contemporains, l'aventure française en Asie du Sud est visible dans le patrimoine de la chanson.

Le Saigon des chansons est surtout une cité galante... © Creative commons

La mort de Norodom Sihanouk, dont nous vous avons parlé cette semaine sur France Info, n'est pas seulement la fin d'un personnage historique, la dernière apparition dans l'actualité d'un nom prononcé mille et mille fois par nos radios pendant toutes les années de guerre et de révolutions en Asie du Sud-Est, c'est aussi la fin d'une époque pendant laquelle toutes les élites de cette région du monde parlaient français.

Eh oui, c'est peut-être, symboliquement, une sorte de point final à l'histoire de l'Indochine française, le temps où notre pays possédait un grand morceau d'Asie – des colonies, des protectorats, des royaumes "associés", les statuts ont évolué avec le temps, mais la réalité était celle d'une colonisation lointaine qui a marqué l'imaginaire des Français et, évidemment, leurs chansons.

Nous ne pouvions pas ne pas commencer cette chronique par La Petite Tonkinoise, créé en 1906 par Polin, le plus grand des comiques troupiers, alors que la France était implantée au Tonkin depuis une quarantaine d'années.

Et, on l'entend aussitôt, la colonisation n'est pas qu'une affaire de grands espaces et de civilisation : cette Tonkinoise est aussi une rêverie érotique. 

Les chansons de la chronique d'aujourd'hui

Polin : La Petite Tonkinoise (enregistrement de 1912)

Karl Ditan : La Petite Tonkinoise (enregistrement de 1906)

Suzy Solidor : Saigon (1949)

Chorale de l'École militaire interarmes : A Saigon (enregistrement des années 1970)

Indochine : L'Aventurier (1981)

Indochine : La Sécheresse du Mékong (1983)

Indochine : Kao Bang (1983)

La Souris Déglinguée : Saigon (1995)

Ina Ich : Belle Asiatique (2008)

Vous pouvez également suivre l'actualité de cette chronique sur Twitter.

Les cinquante épisodes d'Un été, une chanson, notre chronique de l'été 2012, sont disponibles ici.

Les livres qui ont accompagné nos chroniques des étés 2010 et 2011, Ces chansons qui font l'histoire et Les chansons qui ont tout changé, sont l'un et l'autre sur le kiosque de Radio-France et présentent une centaine d'histoires de chansons historiques, de La Marseillaise à No Woman No Cry de Bob Marley, de Ne me quitte pas de Jacques Brel à Tomber la chemise de Zebda, de Rock Around the Clock par Bill Haley à Mignonne allons voir si la rose...

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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Générations Indochine (anonyme),
Vote(s) 88
Belle chronique. Mais pour Indochine, vous avez oublié Okinawa, pavillon rouge et quelques autres. Je suppose que ce n'est pas en mal, mais en manque de place :-)
Avatar de anonyme
Lionel Modolo (anonyme),
Vote(s) 89
merci pour cette chronique, et surtout d'avoir parlé d'indo et de ina-ich : artiste magnifique dans tous les sens du terme