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Les Transmusicales de Rennes, brassage des genres

le Vendredi 2 Décembre 2011 à 16:40
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De la disco danoise de Vinnie Who, à la mélancolie anglo-bretonne de Robin Foster, le charme du festival agit une nouvelle fois.

Vinnie Who, mascotte de la disco danoise

Vinnie Who, disco diva

Au programme chargé de cette première soirée Transmusicale, des curiosités (le multi-instrumentiste Lewis Floyd Henry -croisement improbable de Jimi Hendrix et de Rémy Bricka-, le rockFM sans fioriture de Saidah Baba Talibah, les jeunots énervés de Dissonant Nation, la pop slovène de Magnifico et son sous-pull rouge), et des découvertes à suivre : par exemple le chanteur anglais d’origine ougandaise Michael Kiwanuka et sa soul musique délicate, portée par un timbre qui l’aurait sans doute fait signer, dans les années 60, sur les prestigieux labels Stax ou Motown. Et puis surprise disco colorée avec le danois Vinnie Who. Ce jeune homme de 24 ans s’est d’abord fait les dents sur un groupe de prog-rock inspiré de mélodies limite dépressive, avant d’avoir l’illumination pop « Je connaissais rien au disco il y va encore trois ans, je produisais ma musique tout seul dans ma chambre. Et puis j’en ai eu assez de la mélancolie ». Depuis, le jeune homme au look androgyne et juvénile cultive une disco gay-friendly colorée et glamour, savoureuse pour un premier soir de festival.

Robin Foster, l’anglo-breton

Arrivé à Brest en 1997 pour apprendre le français, ce natif de Kendal, près de Manchester, n’est jamais reparti, adoptant la Bretagne comme seconde patrie. Une démo donnée à un ami patron de bar l’amène à intégrer un premier groupe, Beth, comme guitariste. Et puis Foster se lance en solo. Après une année mouvementée, marquée par le deuil, Foster s’exile sur le presqu’Ile de Crozon et se laisse envahir par la force de ses paysages désertiques. En parrallèle, il rencontre Dave Pen ( chanteur d’Archive) :

"On s’espionnait sur le net. Sur les sites de ventes de disques, on voyait que les internautes qui achetaient mes disques achetaient aussi ceux d’Archive. On a fini par se dire qu’il y avait, peut-être, quelque chose à faire ensemble"

C’est chose faite avec les collaborations de Dave Pen sur le dernier album de Foster, enregistré à Lorient. « C’est pas seulement mon disque. Je considère vraiment que c’est devenu notre album, à tous les deux ». Le duo sera ce soir sur la scène des Transmusicales : « Un crescendo, explique Foster en riant. Au début, on faisait le « off du off » en jouant dans les bars de la ville pendant les Transmusicales. Donc faire partie de la programmation cette année, c’est important. A Rennes, on est un peu chez nous… ».

Robin Foster 

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