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Violences anti-américaine: les Etats-Unis évacuent leur personnel en Tunisie et au Soudan

le Samedi 15 Septembre 2012 à 23:52
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Conséquence de la flambée de violence anti-américaine de ces derniers jours, les Etats-Unis ont décidé de rappeler tout le personnel non-essentiel installé en Tunisie et au Soudan. Washington demande par ailleurs à ses ressortissants d'éviter la région. Dans les autres pays concernés par les attaques, Washington a commencé à déployer des forces d'intervention.

L'ambassade américaine de Khartoum incendiée vendredi dernier par des manifestants. © Reuters

Après les violentes attaques contre leurs représentations diplomatiques ces derniers jours suite à la révélation d'un film anti-islam, la sécurité des Américains n'est plus assurée en Tunisie et au Soudan. Voilà en substance la position des Etats-Unis, qui en tire donc les conséquences : tous les personnels non-essentiels installés dans les deux pays sont rapatriés. Washington déconseille par ailleurs à tous ses citoyens de s'y rendre.

Des "excuses à nos amis américains"

Un peu plus tôt, le Soudan avait refusé la demande des Américains d'envoyer des "forces spéciales" pour protéger leur ambassade à Khartoum. Le ministre soudanais des Affaires étrangères a expliqué ce refus par "la capacité du Soudan à assurer la protection de ses hôtes dans les représentations diplomatiques". Quant à la Tunisie, le bilan s'est alourdi samedi. On compte désormais quatre morts et 49 blessés dans les affrontements aux abords de l'ambassade américaine. Le ministre tunisien de l'Intérieur a reconnu "l'échec" des forces de sécurité tunisiennes à protéger l'ambassade et présenté des "excuses à nos amis américains".

Etre prêts au cas où...

Depuis vendredi, Washington a déclaré avoir appelé toutes les capitales concernées par cette flambée de violence pour obtenir la permission d'envoyer des troupes. C'est le cas par exemple au Yémen ou en Libye, où une centaine de Marines ont été déployés suite à la mort de l'ambassadeur américain mardi dernier. Le secrétaire à la Défense Leon Panetta soulignant que son pays devait être "prêt" au cas où "les manifestations deviennent hors de contrôle".

Un renforcement de la sécurité qui intervient également au moment où aqpa, la branche yéménite d'Al-Qaïda appelle les musulmans à continuer de s'en prendre aux intérêts américains pour protester contre le film islamophobe produit aux Etats-Unis mais aussi en réaction à la mort du numéro 2 Abou Yahya al-Libi.