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Vers la fin du régime de Bachar al-Assad ?

le Jeudi 19 Juillet 2012 à 11:02
Par Clara Beaudoux

Bachar al-Assad avec le parlement syrien à Damas début juin 2012 © AY-COLLECTION/SIPA

Le régime syrien a été frappé en son cœur par un violent attentat tuant trois de ses hauts responsables. Jeudi les combats se rapprochent du siège du gouvernement à Damas. Pour autant, cela marque-t-il la fin du régime de Bachar al-Assad ?

Le régime syrien est décapité. Mercredi, le plus violent attentat depuis le début de la révolte en mars 2011 a frappé le bâtiment ultra-protégé de la Sécurité nationale en plein centre de Damas. Le ministre de la Défense, le général Daoud Rajha, son vice-ministre, le général Assef Chawkat, beau-frère du président, et le général Hassan Turkmani, chef de la cellule de crise mise en place pour mater la révolte, ont péri dans l'attaque. "Il s'agit d'un changement assez important vu le nombre de victimes et leur niveau au sein de la cellule qui gère la crise en Syrie", confirme le politologue syrien Salam Kawakibi, directeur du centre de recherche Arab Reform Initiative.

Les prochains jours "décisifs"

Le sort de Bachar al-Assad, lui, reste inconnu. Le dirigeant syrien n'a fait aucune déclaration ni d'apparition en public depuis l'attentat. Il s'est manifesté uniquement pour nommer, selon les médias officiels, le général Fahd al-Freij nouveau ministre de la Défense.

Selon des sources proches de l'opposition, Bachar al-Assad se trouverait à Lattaquié, sur la côte méditerranéenne, d'où il coordonnerait la riposte à l'attentat. "Tout le monde cherche à comprendre comment Assad peut maintenir les structures de commandement", explique un diplomate.

Et pourtant, il semble que le dirigeant syrien y parvienne jusqu'ici, puisque les combats se poursuivent à Damas. "Le système est conçu pour qu'aucun de ses membres ne soit irremplaçable", explique Salam Kawakibi, indiquant que les prochains jours seront "décisifs". "Il est fort probable qu'il y ait encore plus de défections, car certains se sont rendus compte que le régime n'arrive même pas à protéger ses membres les plus éminents".

Le politologue syrien Salam Kawakibi, reste prudent quant aux conséquences réelles de cet attentat  

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