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Treize jours après son retour de Syrie, Edith Bouvier témoigne sur France Info

le Mercredi 14 Mars 2012 à 21:40 mis à jour le Jeudi 15 mars à 06:40
Par Cécile Quéguiner, Etienne Monin

INTERVIEW Rapatriée le 2 mars après avoir été exfiltrée de Syrie, la correspondante du Figaro, qui est toujours hospitalisée, raconte de vive voix, à Etienne Monin, ce qu'elle a vécu à Homs.

"Non, je n'ai pas été amputée"

Edith Bouvier a été blessée à la jambe, le 22 février, dans le bombardement qui a coûté la vie au photographe français Rémi Ochlik et à la reporter américaine Marie Colvin. A l'hôpital militaire Percy de Clamart depuis son retour tumultueux, elle a été opérée jeudi dernier. Les médecins ont extrait de sa jambe touchée un éclat d'obus. Toujours alitée, elle a accepté de répondre aux questions d'Etienne Monin, et de donner notamment des nouvelles de sa santé. 

"On m'a promis que, dans six mois maximum, je pouvais m'inscrire aux prochains JO"  (00:00:31)

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Avant d'être exfiltrée de Syrie vers le Liban, Edith Bouvier a passé plus d'une semaine, calfeutrée, dans une pièce sans électricité. Ce qu'elle a vu avant tout, c'est l'hôpital de campagne dans lequel elle a été soignée par des gens "incroyables."

"Les médecins à Homs font ce qu'ils peuvent, ils n'ont plus rien et sont bombardés en permanence"  (00:01:01)

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"On était à rien, à 200 mètres de la sortie du tunnel"

Avant de parvenir à s'enfuir de Homs avec le photographe William Daniels, sous la protection de l'opposition syrienne, elle aura fait une première tentative, par le tunnel de Baba Amr. Expérience traumatisante. Mais malgré son état de santé, la journaliste n'a pas voulu être un poids pour ses confrères, et les priver d'une opportunité de fuite. 

"Si je n'avais pas été là, blessée, les autres journalistes seraient partis depuis longtemps"  (00:00:44)

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"Je ne suis pas une militante, je suis une journaliste"

Pourtant, les propos d'un militant syrien ont semé le trouble. Celui-ci laissait entendre qu'elle ne voulait pas partir, qu'elle avait lié son sort à celui des habitants de Homs. Un leurre, dit-elle aujourd'hui. Ces propos tenus par des activistes n'avaient pour autre vocation que de brouiller les pistes. Edith Bouvier se défend de tout militantisme dans son travail journalistique sur place. 

Edith Bouvier : "Je n'ai pas été en Syrie pour sauver qui que ce soit, mais pour raconter l'horreur, pas plus"  (00:00:40)
Edith Bouvier interrogée à l'hôpital militaire de Clamart par Etienne Monin

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Mais elle reste consternée par la non-évolution de la situation actuelle.

"En Syrie, un an après la situation reste insoutenable"  

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Edith Bouvier doit maintenant se remettre de son opération. Sa sortie de l'hôpital est programmée pour la fin du mois. Elle n'envisage pas de repartir en reportage avant un an. 

Par Cécile Quéguiner, Etienne Monin
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Edith Bouvier, comme la plupart des journalistes ayant étés en Syrie, travaille avec les RG, non ? Son but : Désinformé au profit des intérêts géostratégiques et géopolitiques de la France. Enfin de la France,..pas sur,..mais des Etats Unis et d'Israël, ça ne fait aucuns doutes. Quand est-ce que la presse Française va enfin se décider à nous parler des soldats Français, 18 au total, arrêtés en Syrie ? Décidément, le système médiatique est devenu en France aussi pourrit que le système politique. Vivement le changement!
Avatar de anonyme
wahab (anonyme),
je trouve edith bouvier d'un courage remarquable,heureusement qui y a des personnes comme edith pour rendre compte des horreurs du régime syrien.Je lui souhaite un trés bon rétablissement. Merci,edith
Avatar de anonyme
Le journalisme tient à jour le mal et le bien de cette planète. Aujourd'hui il est devenu la vocation sacerdotal ecclésiale d'il y a 500 ans. Sans reportage, pas de travail de mémoire. Quand on regarde comment la curie plastronne sa liturgie devant le drame de la Syrie, je me dois de prévenir. Les stars journalistes ont se devoir de remettre l'enfance en tête. J'aimerais voir PPDA (interviewer Lamy et un député européen) accompagner des enfant candide. L'accident d'autocar relève au plus au niveau ce que l'homme à de sacré. L'enfance. Parce que l'enfance est la "chose" la plus sacré, nous sommes incapable de l'idolâtrer, puis qu'elle est en nous. Parce que nous sommes incompétent dans l'enseignement, nous fabriquons des transferts volontaire ou involontaire justifiant notre progéniture.
Avatar de anonyme
Yeux durs (anonyme),
Dans l'exellente emission de CNN :" 72 Hours under the fire", la situation des gens en Syrie est trés bien filmée, expliquée, et certaines scénes trés impressionantes. Voila un vrai reportage, pudique et efficasse, à voir... Les états d'âmes de cette journaliste ne m'interessent pas, et par ailleurs c'est hors sujet..ce n'est pas ELLE le drâme.