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Syrie : le régime persécute blessés et médecins, selon MSF

le Mercredi 8 Février 2012 à 14:53
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Selon l’association d’urgentistes, les opposants au régime syrien sont pourchassés jusque dans les hôpitaux, arrêtés et torturés. Les médecins qui acceptent de les soigner subiraient le même sort.

A l'hôpital de Homs, principal bastion de l'opposition syrienne © Reuters

La médecine utilisée comme une arme de persécution.
Selon Médecins Sans Frontières (MSF), qui fait état de nombreux témoignages recueillis en Syrie, la plupart des blessés ne vont pas dans les hôpitaux publics, de peur d’y être arrêtés et torturés.

Les médecins sont amenés à traiter les blessés dans des lieux improvisés, des appartements ou des fermes. Mais ils courent le risque d’être, à leur tour, arrêtés par les services de sécurité qui attaquent même les hôpitaux mobiles et les détruisent. "Ils rentrent dans les maisons à la recherche de médicaments ou de n’importe quel matériel médical", confie ce médecin sous couvert d’anonymat, cité par l’AFP.
Les médecins clandestins ne se risquent plus à demander du sang à la Banque centrale de sang, ajoute MSF.

Seule une infime partie des blessés arrivent à trouver refuge dans les pays voisins où ils peuvent être soignés dans des conditions correctes, déplore l’association, qui dit être "dans l’incapacité d’intervenir directement en Syrie".
MSF réclame la garantie que les structures de santé syriennes soient neutres et accessibles, que les patients puissent y être soignés sans aucune discrimination et que les soignants ne mettent pas leur vie en péril pour avoir choisi de respecter la déontologie de leur profession.

Au moins 50 personnes ont été tuées ce mercredi dans un nouvel assaut lancé sur Homs. La ville est pilonnée par les forces syriennes pour la cinquième journée consécutive.

En Syrie, les blessés et les médecins qui acceptent de les soigner sont persécutés, dénonce Philippe Ribeiro de MSF  

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