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Syrie : escarmouches UMP-PS sur l'attitude de la France

le Mercredi 8 Août 2012 à 15:55
Par Sylvie Johnsson

Le palais de l'Elysée, siège de la présidence de la République © Radio France - Catherine Grain

La France fait-elle le nécessaire pour éviter les massacres en Syrie? Non répond l'UMP qui moque un "président normal en vacances". Alors que le PS critique des "discours de Tartarin". Et que Nicolas Sarkozy sort du silence qu'il observait depuis trois mois pour demander une action rapide de la communauté internationale...

L'ancien président de la République a bien choisi son moment pour intervenir sur le dossier syrien puisque la France préside depuis une semaine la Conseil de sécurité des Nations unies, impuissant jusque là. Et que la réunion qu'elle demandait sur la Syrie n'aura lieu que le 30 août. 

La demande de Nicolas Sarkozy d'une "action rapide de la communauté internationale" est donc interprétée comme une critique de l'action de François Hollande. D'autant que plusieurs élus UMP se sont chargés de mettre les points sur les i.  Philippe Juvin, secrétaire national de l'UMP, a ainsi estimé que l'attentisme de François Hollande sur le dossier syrien devenait "criminel" :

"Pourquoi ne décide-t-il pas d'intervenir ? Par peur? Par amateurisme ? Parce qu'il ne sait pas décider ? Parce qu'il n'a pas compris l'enjeu moral?"

Et Thierry Mariani qui appartient à la commission des Affaires étrangères a critiqué un "président normal qui prend des vacances pendant qu'on massacre à Alep". Avant de comparer, comme l'ex députée Nadine Morano,  la crise syrienne avec la crise géorgienne de 2008...

Tweet de Nadine Morano

C'est Jean-Marie Le Guen, qui siège dans la même commission des Affaires étrangères, qui a répondu pour le PS en dénonçant des "discours de Tartarin" : "Si l'UMP veut que l'armée française intervienne en Syrie, qu'elle le dise..."

Une polémique dénoncée par  Marielle de Sarnez, vice-présidente du MoDem : "Ce sont des sujets difficiles sur lesquels il faut que l'on parle d'uneseule voix, pour ne pas affaiblir la France, et sur lesquels on ne doit pas chercher à créer la polémique sur le plan national."

Par Sylvie Johnsson
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