Les journalistes de la radio n'hésitent pas à parler de reprise en main après les vives critiques formulées publiquement par Vladimir Poutine - critiques qui ont conduit l'actionnaire de la radio, Gazprom, à exiger la dissolution de son conseil d'administration.
Alexeï Venediktov, en grande discussion avec Vladimir Poutine... le mois dernier © Reuters /Yana Lapikova/RIA Novosti
A moins d'un mois de la présidentielle, les esprits s'échauffent en Russie. En accusant la radio Echo de Moscou de le "couvrir de merde", Vladimir Poutine n'a pas vraiment fait dans la dentelle.
Mais les propos de l'actuel Premier ministre - et futur président ? - ont porté leurs fruits : Gazprom-media, l'actionnaire principal de la radio, qui avait toujours laissé carte blanche aux journalistes, vient d'exiger la dissolution de son Conseil d'administration. Et l'éviction du CA du rédacteur en chef Alexeï Venediktov.
Tollé chez les journalistes, qui dénoncent l'amorce d'une reprise en main de ce qui est l'un des derniers médias indépendants en Russie.
Une porte-parole de Gazprom-media citée par Interfax, Irina Zenkova, a affirmé que ces changements relevaient d'un simple remaniement administratif et ne concernaient pas la politique rédactionnelle.

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