aller directement au contenu
  • Votre radio, vos favoris, vos alertes personnalisées

Récit de neuf jours de "cauchemar" dans Homs - William Daniels, sur France Info

le Lundi 5 Mars 2012 à 05:40
Par Etienne Monin

Il a atterri vendredi à Paris avec Edith Bouvier. Le photo-reporter William Daniels raconte pour France Info le siège de Homs, l’épreuve qu’ils ont vécu, bloqués pendant neuf jours dans le quartier pilonné de Bab Amr, et l’incroyable route qu’ils ont du prendre pour tenter de s’extraire de cette ville syrienne assiégée.

Mercredi. William Daniels et Edith Bouvier sont installés depuis la veille dans un bâtiment transformé en centre de presse à Bab Amr, un quartier sous les bombes au sud-ouest de la ville syrienne de Homs. Ils sont avec Remy Ochlick, photoreporter Français, Paul Conroy, également photographe, et deux journalistes de guerre, Marie Colvin et Javier Espinosa. Un peu avant 8h30 le matin, le centre de presse est pris sous un bombardement. Le photoreporter a la conviction que les journalistes étaient ciblés.

Les journalistes étaient la cible - William Daniels  
 

Lecture
 
Partager

Jeudi. Dans un hôpital de campagne, les médecins peuvent faire une radio, stabiliser la jambe et donner de la morphine à Edith Bouvier, qui est prise en charge avec les rescapés dans une maison située tout près de l’hôpital. Deux infirmiers se relayent jours et nuit à son chevet. Les journalistes sont  dans un appartement, cernés par des bâtiments  sensés les protéger des bombardements. Là, ils enregistrent la vidéo dans laquelle ils demandent une évacuation sanitaire. Cette vidéo a été décidée en commun entre les journalistes. A aucun moment William Daniels n’a le sentiment d’avoir été instrumentalisé par les insurgés.

Témoins mais pas otages - William Daniels  

Lecture
 
Partager

Vendredi. Deux jours après le bombardement du centre de presse, des ambulances du Croissant Rouge syrien entrent dans Bab Amr. Il propose de conduire le groupe jusqu’aux véhicules du comité international de la Croix Rouge resté à 500m de là. Les journalistes font le choix de refuser. Ils n’ont pas confiance en le Croissant Rouge Syrien. Ils ont la conviction que la Croix Rouge, avec laquelle ils ont pu avoir une liaison radio, va obtenir d’ici peu l’autorisation d’avancer.

Le Croissant Rouge syrien - William Daniels  

Lecture
 
Partager

Dimanche soir. Les journalistes font le choix de quitter le quartier par le seul chemin clandestin encore viable, un étroit tunnel d’un mètre soixante de haut et long de trois kilomètres. Edith Bouvier est fixée à un brancard avec du scotch. Beaucoup d’autres blessés fuient ce soir là par la canalisation. Et les soldats de l’armée régulière font feu, alors que les deux Français s’approchent de la sortie.

Au bout du tunnel - William Daniels  
 

Lecture
 
Partager

Edith Bouvier et William Daniels vont être sauvés grâce à une petite moto qui sert à transporter des blessés ou du matériel dans la canalisation.

Lundi matin. Des insurgés leur proposent une troisième voie tout aussi risquée. Cette route reste secrète. Ce qui est sûr, c’est qu’elle est guidée par l’armée libre, aucune trace de militaires français pour cette sortie.

Récit d'une exfiltration - William Daniels  

Lecture
 
Partager

Aujourd’hui. Edith Bouvier va bien, dit William Daniels. Son opération, qui a été retardée, devrait avoir lieu demain ou mercredi. Elle ne devrait avoir aucune séquelle. Soulagé, William Daniels, qui a en permanence veillé sur elle, souhaite maintenant rendre hommage à son ami Rémy Ochlick et à ces habitants de Bab Amr qui les ont soutenus et qui sont restés dans cet enfer.Partager

"C'est un massacre, à l'aveugle" - William Daniels  

Lecture
 
Partager
Par Etienne Monin
6
Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Nord (anonyme),
Où peut-on voir les photos de Homs prises par William Daniels?
Avatar de anonyme
beaudolo (anonyme),
Les journalistes parlent toujours beaucoup de leurs collègues pris dans les combats des territoires en guerre où le devoir leur demande de se rendre. Nos deux reporters Bouvier et Daniels, pourraient-ils, après avoir vécu cela, témoigner des mêmes souffrances que subissent nos soldats pris tous les jours dans les mêmes "embuscades"?
Avatar de anonyme
PROUX (anonyme),
On se moque de ce qui se passe en Syrie. Si les journalistes veulent aller la-bas c'est sur la base du volontariat. Je ne les plains pas. Les salaires sont très différents évidemment. Mais quand on veut les roses, il faut prendre les épines avec.
Avatar de anonyme
Poitrineau (anonyme) @ PROUX (anonyme),
Je trouve votre commentaire légèrement inutile ! Vous dites " on se moque " je pense que cela vous concerne seulement , ne mettez pas un avie purement personnel en tant que généralité ! et sachez que sans c'est journalistes nous ne saurions rien de se qui se passe en Syrie ! Et je pense qu'il assume très bien leur choix d'être photo-reporter où journaliste mais qu'ils ne pouvaient en aucun cas s'attendre à un tel " massacre à l'aveugle pour reprendre les termes de William Daniels .