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Les vetos russe et chinois marquent l'échec cuisant de l'Onu sur la Syrie

le Vendredi 20 Juillet 2012 à 12:02
Par Gilles Halais

Au moment où s'achève la mission des observateurs des Nations unies en Syrie, Moscou et Pékin ont opposé un nouveau veto à toute sanction visant le régime de Damas. Washington et Londres envisagent d'agir en dehors du cadre de l'Onu.

"Trois-mille mort, un veto. Six-mille morts, un veto. Dix-sept-mille morts, un veto", résume, avec colère, l'ambassadeur de France à l'Onu, Gérard Araud.
Le projet de résolution déposé par la France, les Etats-Unis, l'Allemagne, le Portugal et le Royaume-Uni a une nouvelle fois été bloqué par Moscou et Pékin. Le texte brandissait la menace de sanctions économiques contre Damas si les forces syriennes ne cessaient pas la répression sanglante entamée il y a 16 mois.
"L'Occident voulait un feu vert pour une intervention militaire" en Syrie, se défend le Quotidien du Peuple, l'organe du parti communiste chinois. Point de vue partagé par l'ambassadeur russe à l'Onu. Manière de justifier les trois vetos aux projets de résolutions des Occidentaux pour contraindre l'homme fort de Damas à faire taire les armes.

Ce nouveau double veto sino-russe marque bien-sûr un nouveau soutien inconditionnel à Bachar el-Assad. Mais surtout l'échec cuisant des Nations unies sur le dossier syrien, au moment où s'achève le mandat des observateurs de l'Onu sur place, menée par Kofi Annan. Ban Ki-moon, qui était allé à Pékin en début de semaine pour tenter de convaincre le président Hu Jintao, s'est déclaré "profondément déçu."

Le contrôle des armes chimiques

Coincés sur le plan diplomatique, les Occidentaux semblent de plus en plus tentés de passer outre, face au sentiment d'urgence provoqué par l'intensification des combats dans plusieurs quartiers de Damas. Un soutien plus marqué aux rebelles, pour les aider à s'armer et se structurer, pourrait passer par le groupe des Amis de la Syrie, qui réunit certains pays occidentaux, arabes et la Turquie.
Mais les Occidentaux marchent sur des œufs. Ils ne veulent pas conduire à une déstabilisation totale de la région, d'autant que l'on soupçonne Damas de posséder un énorme stock d'armes chimiques. Le principal risque est que Bachar el-Assad n'en perde le contrôle, alors que de nombreux combattants d'Al-Qaïda ont rejoint les rangs des rebelles.

Syrie : "Treize mois de répression aveugle et sanglante" - Gérard Araud, ambassadeur de France à l'Onu  

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Par Gilles Halais
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
difkanos (anonyme),
L' ONU n est rien de plus que ce que n etait deja la SDN en son temps . Un echec cuisant , un placébo d' entente . Il ne sert a rien , et ceux qui lui donne du crédit son ridicule . Nous en avons encore une fois la preuve...
Avatar de anonyme
mailalanoix (anonyme),
L'ONU : Ersatz de la SDN !!! (rien n'a changé)
Avatar de anonyme
Trois-mille mort, un veto. Six-mille morts, un veto. Dix-sept-mille morts, un veto", résume, avec colère, l'ambassadeur de France à l'Onu, Gérard Araud. C'est quoi ce machin? Qui laisse des dictatures défendre une dictature? Et à quel prix?
Avatar de anonyme
L'ONU ? Le machin comme l'avait baptisé de Gaulle, finalement à quoi ça sert ?
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