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Les négociations reprennent timidement au Québec pour mettre fin au conflit étudiant

le Lundi 28 Mai 2012 à 16:06
Par Baptiste Schweitzer

Au 105e jour de conflit, les dirigeants étudiants et le gouvernement doivent reprendre ce soir les négociations. Alors que Montréal est le théâtre de manifestations quotidiennes, les deux parties ont déjà commencé à discuter...par médias interposés.

Les trois principales fédérations étudiantes (la FEUQ, la FECQ et la CLASSE) vont s'asseoir autours de la table des négociations avec le ministre de l'Éducation, le ministre délégué aux Finances et le négociateur du gouvernement. Il s'agit de trouver une issue à la crise qui portait initialement sur la hausse des frais de scolarités.

Une contestation qui s'est étendue à toute une partie de la société civile après l'adoption de la loi spéciale 78 qui restreint la liberté de manifester. Selon Jocelyn Maclure, professeur de philosophie politique, cette loi a fait passer "le débat sur le financement des universités à un débat sur les droits fondamentaux".

Ces deux sujets devraient donc être abordés ce soir par les négociateurs. A travers la presse, l'un des leaders étudiants s'est dit prêt à s'accommoder d'une certaine hausse des frais de scolarité si le gouvernement acceptait, lui aussi de "bouger sur ce terrain"

Mais pour le moment, personne ne s'attend à des avancées véritables. Le Premier ministre de centre droit, Jean Charest s'est jusqu'à présent montré inflexible et désormais tout recul pourrait apparaître comme humiliant.

Reste que le gouvernement semble désormais pris au piège de sa gestion du dossier par la fermeté. Car des contingences économiques font leur apparition. La haute saison touristique va débuter au Québec et les professionnels craignent désormais une année désastreuse. Sans compter la saison des festivals d'été qui approche ainsi que le Grand Prix de Formule 1. 

Par Baptiste Schweitzer
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Nicola De Vooy (anonyme),
Il est désolant qu'aujourd'hui, ne pas paraître humilié soit plus important pour un gouvernement que le souhait de son peuple... Les politiques ne sont pas des monarques : ils sont au service du peuple et ont pour mission de réaliser sa volonté.
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