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Syrie : s'incliner devant les Russes est "une erreur tragique" (Pr Bérès, MSF)

le Lundi 23 Juillet 2012 à 08:15
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La Syrie une nouvelle fois au cœur de discussions internationales : les Vingt-Sept sont réunis à Bruxelles ce lundi, l'UE prépare de nouvelles sanctions pour isoler un peu plus le régime syrien, qui s'est lancé dans une contre-offensive sanglante à Damas et Alep. Pour Jacques Berès, co-fondateur de Médecins sans frontières et Médecins du monde, il faudrait intervenir en Syrie même sans le feu vert de l'Onu.

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Syrie / veto russe : "S'incliner est une erreur tragique" © FranceInfo

Au 4e jour d'une contre-offensive violente lancée à Damas et Alep, la capitale économique, par l'armée régulière, le professeur Bérès décrit la situation qu'il a vécue en Syrie ces dernières semaines. Ce chirurgien, médecin humanitaire, s'est rendu plusieurs fois sur le sol syrien depuis le début de la révolution il y a 16 mois.

Les nombreux blessés sont soignés "dans des hôpitaux de fortune de bas niveau. On fait ce qu'on peut avec de très mauvaises conditions. On est vraiment dans le sauvetage, on essaye de garder des gens vivants. Mais c'est bien mieux que rien évidemment". Lors de sa dernière intervention à Homs, berceau de la révolution, le professeur Bérès a opéré 89 blessés, des femmes et des enfants surtout. "Cela demande beaucoup de travail à des chirurgiens, du temps et de l'énergie, mais un bon bombardement fait 100 morts d'un coup ou 100 blessés, donc tout cela est un peu symbolique".

A Damas, l'eau et l'électricité, les produits de première nécessité et les médicaments manquent parce que le régime avait fait piller beaucoup de pharmacies, rapportent les amis syriens du médecin. Et puis il y a les bombardements incessants : "Vous ne pouvez pas traverser la rue pour vous rendre à une épicerie qui a été réapprovisionnée. Il faut que ce soit à porter de votre maison", explique le professeur Bérès.

"Il n'y a pas assez de pétrole pour intéresser l'Occident".

"Maintenant, l'Occident apparaît, aux yeux des révolutionnaires, comme complice des Russes", explique le médecin humanitaire. Pour Jacques Bérès, "il faudrait intervenir sans le feu vert des Nations unies, on est plusieurs à le penser depuis un certain temps. Il aurait au moins fallu les armer sérieusement. Envoyer des gens avec des Kalachnikovs se faire massacrer contre des tanks, c'est tragique". On entend dire qu'il n'y a "pas assez de pétrole en Syrie pour intéresser l'Occident".

Malgré cette contre-offensive sanglante lancée vendredi, le régime syrien "est en train de tomber, et puis c'est une bonne chose. Cela fait un bout de temps que l'on attend, heureusement qu'il va tomber bientôt", se félicite le professeur Bérès.

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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Nous sommes en pleine crise de complexe en tout genre. Comme dit Philippe Bouvard : Faire comprendre des choses complexes à des gens simple, frise souvent l'abus de confiance. - - - - De qui abuse-t-on ? Ceux dont on abuse sont ils interviewés ? Les journalistes font leur boulot d'une façon super, d'accord, eh, le monde est au courant, et puis ! il se passe quoi ? - - - Réponse : Quand un couple, une confession religieuse, une équipe de reporter, une famille, une association caritative, ne fait plus QUE fonctionner, on a sans doute l'impression que le fonctionnement n'encense plus comme à son origine. Mais, il faut se contenter de ce fonctionnement. L'occident est responsable, mais pas coupable. On ne peut pas culpabiliser une personne ou une autre. Les réseaux sociaux tournent à plein régime. Bon, On ne peut pas se réjouir de la souffrance des réfugiers, mais, à l'image de l'escalade en montagne, l'espèce humaine n'a jamais établis d'assurance que les confession religieuse. Et le grimpeur ne peut pas se permettre de se suspendre à une seule main. Et malheureusement l'espèce humaine n'est jamais parvenue à tisser une seule corde assez solide pour assurer tout son destin. Relai.
Avatar de anonyme
louise montès (anonyme),
Pourquoi des milliers de Syriens s'enfuient ils devant l'avancée de ces parfaits démocrates que sont les rebelles? La population aurait elle peur de la démocratie?
Avatar de anonyme
Isander DEBACHE (anonyme),
Les Russes ne sont pas stupides, ils savent que Bashar El Assad doit tomber! Ils sont allés le prendre manu militari dans le bâtiment de la sécurité ultra-protégé de peur qu'il ne s'enfuie et ils ont dû tirer sur les récalcitrants ( d'où la mort du ministre de la défense et les autres). Actuellement ils le détiennent dans leur base de Lataquié pour s'en servir comme Monnaie d'échange dans leurs négociations avec l'opposition en vue du maintien de leur base navale en Syrie.... Quant à l'armée Syrienne, elle est en trai de gagner du temps d'une part pour faire monter les enchères mais aussi pour mettre à l'abri les familles de généraux et toute sorte de documents compromettants.... Je ne crois pas que l'armée Syrienne puisse utiliser l'armement chimique, les Russes ne le permettront jamais, du moins pas tant que Bashar est sensé être sous leur protection sinon ce serait de la complicité!
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