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Les Cubains vont pouvoir voyager plus librement

le Mardi 16 Octobre 2012 à 16:03
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Le régime communiste au pouvoir à La Havane va lever en janvier 2013 les restrictions de déplacement imposées aux Cubains désireux de se rendre à l'étranger. Ils ne seront plus contraints de présenter un permis de sortie du pays pour voyager à l'étranger. Les mesures restrictives étaient censées enrayer l'exil des Cubains après l'arrivée au pouvoir de Fidel Castro en 1959.

Dès le 14 janvier 2013, un passeport et un visa du pays de destination suffiront pour se rendre à l'étranger. © Maxppp - Jose Goitia

Un demi-siècle plus tard, les verrous commencent à sauter : Granma, l'organe du Parti communiste cubain, a annoncé mardi que les autorités cubaines vont renoncer dès le mois de janvier 2013 aux restrictions imposées aux Cubains qui souhaitent se rendre à l'étranger. Ils ne seront plus contraints de présenter un permis de sortie du pays.

Allongement de la durée de séjour

Dès le 14 janvier 2013, un passeport et un visa du pays de destination suffiront. Cette mesure, qui s'inscrit dans le cadre d'une grande réforme de l'immigration impulsée par Raul Castro, frère du Lider Maximo et président par intérim depuis 2006, devrait permettre à ceux qui le souhaitent d'aller travailler à l'étranger. Et de rentrer au pays lorsqu'ils le souhaitent : la durée de séjour à l'étranger sans perte de droits ni de propriété passe en effet de 11 mois à 24 mois. En 1961, ces mesures restrictives étaient censées enrayer l'exil des Cubains à l'étranger après l'arrivée au pouvoir de Fidel Castro, deux ans plus tôt.

Le spectre de la fuite des cerveaux

Si La Havanne lâche du lest sur la forme, elle n'entend pas se trahir sur le fond : "Les mesures destinées à protéger le capital humain créé par la révolution du vol des talents pratiqué par les puissantes nations resteront en vigueur", l'Etat se réservant "le droit de se défendre des projets interventionnistes et subversifs du gouvernement américain et de ses alliés. C'est pourquoi, quelques règles seront maintenues pour préserver le patrimoine humain de la Révolution et agir face au vol de talents", a souligné ainsi Granma.

Il faut entendre par là que Cuba exercera toujours un contrôle sur les déplacements de son "capital humain", et que ces mesures ne devraient pas s'appliquer à des catégories professionnelles qu'elle considère comme sensibles, par exemple les médecins ou les ingénieurs.

1,5 million d'émigrés

En creux, la réticence des autorités à livrer ses talents jeunes et formés à l'"ennemi américain" qui, chaque année, délivre à ses ouailles près de 30.000 visas. Le risque est toutefois mesuré : avec 20 dollars de salaire par mois en moyenne, les Cubains ne seront pas nombreux à profiter du dispositif. Il ne faut donc probablement pas entendre ces mesures comme une volonté désespérée d'ouverture, mais plutôt comme une nouvelle main tendue aux 1,5 million d'émigrés cubains, dont 80% vivent aux Etats-Unis.

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Vos réactions sur cette info
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Valdescorriel (anonyme),
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Cet article est insuffisant dans ses explications et donc indigne de la "déontologie" journalistique si celle-ci existe encore. Quelle est la dette totale des USA ? 18 mille milliards de dollars !!! (sic). Avec une telle montagne de dollars, uniquement fabriqués avec du papier, quel est le pays qui peut protéger son sol, son patrimoine, ses cerveaux, ses journalistes, sportifs, etc ??? Pas même la France achetée petit à petit par le Qatar... ni la Grèce qui doit vendre ses îles. Donc, journalistes français amis des USA et ennemis de l'indépendance de Cuba, dites donc ouvertement que vous rêvez de voir les USA propriétaires de Cuba comme du temps de Batista.