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Le travail reprend lentement à la mine sud-africaine de Marikana

le Lundi 20 Août 2012 à 15:22
Par Baptiste Schweitzer

Jeudi dernier, 34 grévistes ont été tués dans des affrontements avec la police à la mine de Marikana en Afrique du Sud © Gallo Images / Rex Feat/REX/SIPA

Plus d'un quart des employés de la mine de platine de Marikana en Afrique du sud ont repris le travail lundi. La semaine dernière, 34 grévistes ont été tués par la police. La direction a lancé un ultimatum aux derniers grévistes qui ont jusqu'à mardi pour retourner travailler, sous peine de sanctions.

Selon la direction, 27% des 28.000 salariés de la mine ont repris le travail lundi matin, quelques jours après les heurts entre grévistes et policiers. Une fusillade intervenue jeudi durant laquelle trente-quatre employés ont trouvé la mort. Samedi, la direction avait lancé un ultimatum exigeant des salariés qu'ils retournent à la mine lundi sous peine d'être licenciés. Cet ultimatum a été prolongé à demain, mardi.

Dans un communiqué, Lonmin – qui exploite le site – a justifié ce délai par les "circonstances actuelles". Par ailleurs ce communiqué n'évoque plus de menace de licenciement mais des "mesures disciplinaires" pour les salariés qui resteraient en grève.

Toujours selon la direction, la grande majorité des employés ne sont pas grévistes mais ne viennent pas au travail par peur de représailles et de violences. Un important dispositif policier d'ailleurs a été déployé pour éviter tous débordements

Des premières comparutions devant la justice

La fusillade de jeudi a causé un fort émoi en Afrique du Sud et une équipe d'enquêteurs a été nommée par le président Jacob Zuma. Par ailleurs, plus de 250 personnes ont commencé à comparaître devant un tribunal proche de la mine pour répondre des chefs d'inculpation tels que meurtre, tentative de meurtre en lien avec les évènements du 16 août.

En marge de ces comparutions, une centaine de femmes se sont rassemblées pour réclamer la clémence pour les mineurs poursuivis. La plupart d'entre-eux ont des familles nombreuses à nourrir. 

Par Baptiste Schweitzer
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