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Le régime syrien acculé après l'attentat de Damas

le Jeudi 19 Juillet 2012 à 00:06 mis à jour à 05:40
Par Caroline Caldier

Trois hauts responsables en première ligne dans la répression de la révolte en Syrie, dont le beau-frère du président Bachar al-Assad, ont été tués mercredi à Damas dans un attentat spectaculaire qui porte un coup terrible à l'appareil sécuritaire syrien. Sans tarder l'artillerie de l'armée régulière a riposté, pilonnant plusieurs quartiers de la capitale syrienne.

La réponse à l'attentat spectaculaire du bâtiment de la Sécurité nationale à Damas ne s'est pas fait attendre. Toute la soirée de mercredi l'artillerie de l'armée régulière positionnée sur la montagne de Kassioun qui domine Damas, a pilonné le quartier de Mezze ainsi que le faubourg de Mouadamiya. Selon l'envoyée spéciale de France Info sur place, Valérie Crova, des colonnes de fumées étaient visibles, s'élevant des zones de combats. Toujours selon notre envoyée spéciale, des hélicoptères ont tiré des roquettes sur des quartiers sud de la capitale.

C'est dans cette zone que les rebelles de l'Armée Syrienne Libre se sont infiltrés depuis dimanche et mènent une guérilla de rue face à l'armée syrienne qui pilonne sans relâche les portes d'entrée dans la capitale. La bataille de Damas "sera bientôt terminée" et la capitale sera "le cimetière des agresseurs", titrait le quotidien Al-Watan, proche du régime.

"Le régime est désormais aussi dangereux qu'un loup blessé" (Frères musulmans)

Les Frères musulmans, influente composante de l'opposition, sont inquiets, affirmant désormais redouter "davantage de politiques stupides de Bachar al-Assad et ses gangs qui pourraient avoir des conséquences catastrophiques pour le pays". Le roi de Jordanie redoute quant à lui la contagion à l'ensemble de la région. "Les choses deviennent très très compliquées, au point où je pense que le pire scénario pour nous tous dans la région serait une guerre civile à tout va", a déclaré Abdallah II de Jordanie. 

Les présidents Barack Obama et Vladimir Poutine se sont entretenus au téléphone de la situation. "La fenêtre se referme. Nous devons agir d'une façon unifiée pour aider à faire advenir la transition que les Syriens méritent tant", a déclaré à la presse le porte-parole de la Maison blanche, Jay Carney. De son côté, le Kremlin a fait savoir que même si les deux dirigeants partageaient l'objectif de mettre un terme à l'escalade de la violence en Syrie, ils restaient divisés sur la façon de l'atteindre.

Différentes hypothèses et versions circulent concernant l' attentat qualifié de terroriste par la télévision d'Etat  
A Damas, les explications de l'envoyée spéciale de France Info Valérie Crova

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