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Aung San Suu Kyi, figure emblématique de la contestation birmane, arrive à Paris

le Mardi 26 Juin 2012 à 07:15
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Aung San Suu Kyi arrive tout à l'heure en France, terme d'une tournée européenne triomphale. Prix Nobel de la paix en 1991, son courage a permis à la communauté internationale de s'intéresser à la situation en Birmanie. Mais le combat Aung San Suu Kyi continue pour faire avancer les droits dans son pays.

Si la communauté internationale s'intéresse à la Birmanie, c'est a travers Aung San Suu Kyi qui a su porter son combat, d'abord  dans son pays. Sa légitimité lui vient d'abord de ses origines. Elle est la fille du général Aung Sun, héros de l'indépendance. Mais pas uniquement. Les jeunes Birmans, ceux qui sont partis après les émeutes de 88 ont vite compris sa force : "Elle sait parler au peuple"

En France, la communauté birmane ─ une centaine de personnes, est présidée par un moine bouddhiste. Il a d'ailleurs transformé son appartement en monastère. Thusar, une jeune femme arrivée en France il y a près de dix ans pour poursuivre ses études s'y rend souvent. Elle s'est engagée au côté d'Aung San Suu Kyi. Cet engagement lui est venu après une découverte : la vraie vie est ailleurs qu'en Birmanie qui est une prison. Thusar a mal pour sa famille qui ne connaît pas la liberté.

Une figure à la tête d'un combat

Aung San Suu Kyi va donc obtenir  le prix Nobel de la paix en 1991, après que la junte a annulé les élections. Et c'est véritablement a partir de là que le monde s'intéresse à la Birmanie. Jusqu'à maintenant la fédération des droits de l'homme avait bien du mal à faire passer ses critiques, en s'attaquant à Total ses contrats qui bénéficiaient à la junte birmane, cela gênait surtout les diplomates.

La figure emblématique d'Aung San Suu Kyi va être beaucoup plus efficace pour que la mayonnaise prenne, analyse Anne Marie Hubbart, ancienne secrétaire générale de la  Fédération internationales des droits de l'Homme. C'est une grande politique comme Mandela. Elle sait avec sa politique non violente renverser les valeurs et ce n'est plus elle qui a peur, mais la junte militaire et ses généraux.  

Une lutte à poursuivre

Dès lors, des artistes des intellectuels se mobilisent. La parole de quelqu'un comme Stéphane Hessel, par exemple, a du poids quand il la cite en exemple pour sa détermination. "Ne jamais lâcher le morceau, c'est l'exemple a suivre", explique-t-il.

Evidemment  l'histoire n'est pas finie. Certes Aung San Suu Kyi a été finalement élue, elle est député à la tête d'un groupe qui ne compte que 40 députés sur un millier au sein de l'assemblée birmane. "Notre pays est comme un bébé, il a besoin de beaucoup de soins de la part de tout le monde",  explique une jeune birmane. Sans compter les problèmes dans l'ouest du pays entre communautés. Ainsi les musulmans n'ont jamais été acceptés. Il y a également le conflit avec le peuple Karen. 

Un appartement parisien transformé en véritable monastère bouddhiste © Radio France Yves Izard

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