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Une Française miraculée dans le chaos malien

le Lundi 9 Avril 2012 à 07:24
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L'Afrique face à ses responsabilités au Mali sur fond de menace islamiste, le témoignage d'une Française du Mali sauvée d'Aqmi par les Touaregs, les Tsiganes et Nicolas Sarkozy, le début de la campagne officielle.

Presse © Radio France - Jean-Christophe Martin

 


A la une : la situation au Mali...

L'Afrique face à ses responsabilités : voilà pour le Figaro ce qui est en train de se jouer au Mali où les putschistes ont finalement accepté de rendre le pouvoir quinze jours seulement après leur coup d'Etat. Mais le nord du pays sécessionniste est plongé dans l'anarchie, et pour Yves Thréard dans le Figaro, les pays occidentaux, la France en tête, doivent aider les Africains à trouver une solution, car abandonner le Mali aux démons fondamentalistes risque de déstabiliser toute l'Afrique de l'Ouest et de créer un nouveau sanctuaire pour les terroristes.

La menace islamiste au Mali, c'est aussi la Une de Libération, qui publie le récit de trois jihadistes arrêtés au Mali et en Mauritanie. Ils racontent de l'intérieur les camps d'Al-Qaïda au Maghreb islamique, comment ils ont été recrutés un peu par hasard... Ils parlent des otages aussi, et notamment d'une vidéo qui serait projetée aux nouveaux arrivants dans les camps d'entraînement du désert dans le nord du Mali. Une vidéo qui montrerait l'exécution de l'otage français Michel Germaneau, tué d'une rafale de Kalachnikov.

Un autre témoignage ce matin dans la presse, toujours au Mali, celui d'une Française qui se trouvait dans le nord du Mali quand les indépendantistes ont pris le pouvoir...

Elle était la seule Française dans la ville de Gao, et c'est un peu la miraculée du désert. Cette humanitaire qui travaille pour l'UNICEF pourrait être aujourd'hui une nouvelle otage aux mains d'Aqmi, mais elle a été rapatriée saine et sauve hier à Paris après un incroyable sauvetage raconté dans le Figaro.

Jeudi dernier, elle avait trouvé refuge dans le consulat d'Algérie à Gao, un bâtiment qui se retrouve assiégé par les islamistes. Sept diplomates sont enlevés, mais dans la confusion, elle se retrouve dans une maison voisine, avant d'être prise en charge par des Touaregs qu'elle connaît pour avoir passé plus de quinze ans à Gao. Direction l'Algérie par des pistes de contrebande en plein désert que ses anges gardiens sont les seuls à connaître.

Et depuis hier donc retour en France après ce petit miracle. Le Figaro rappelle que la semaine dernière, les mêmes Touaregs avaient déjà permis à deux Britanniques et un Français d'échapper au pire en les évacuant de Tombouctou.

Retour en France : les Tsiganes prennent la parole...

"Nous vivons un enfer", c'est ce que disent dans Libération Alexandre et Délia Romanès, les créateurs du cirque qui porte leur nom.

Mariés depuis 1994, ils sont devenus la voix du peuple tsigane en France. Ils font à leur façon le bilan du quinquennat de Nicolas Sarkozy : jamais, disent-il, un chef de l'Etat n'avait à ce point brutalisé les Tsiganes, en les jetant délibérément à la vindicte populaire et en institutionnalisant le racisme contre les Tsiganes désignés comme les boucs émissaires de la crise, les étrangers qui viennent manger la laine sur le dos du bon peuple français.

Discours électoraliste criminel disent les Romanès, qui disent aussi qu'ils ne sont pas certains de vivre mieux si la gauche remporte la présidentielle.

Et puis les journaux vous le rappellent eux aussi ce matin : c'est le coup d'envoi aujourd'hui de la campagne officielle pour la présidentielle...

A partir d'aujourd'hui, les règles d'égalité les plus strictes entre candidats s'appliquent à la télé et à la radio. Et le Parisien s'en réjouit déjà, on va découvrir les fameux clips : les spots officiels des candidats.

Là aussi le tournage est très réglementé... Tellement réglementé que pour le Progrès, ces clips sont devenus au choix un grand moment de rigolade ou de ringardise : "une campagne officielle qui va maintenir pendant 12 jours l'illusion qu'une campagne électorale en France, c'est équitable, bien propre et bien réglementé"... 

Comme le souligne encore Pascal Jalabert dans le Progrès, les clips négatifs, les attaques personnelles, les caricatures prolifèrent sur les réseaux sociaux, mais "officiellement" tout ça n'existe pas. Pourtant le monde de l'image a changé depuis le temps de l'ORTF, et en refusant d'assouplir la règle et de libérer la parole pour s'adapter à cet univers nouveau, le législateur fait comme s'il ignorait que la communication compte autant que les programmes et les candidats.

Alors pour le Progrès, en habillant la campagne de kitsch républicain, la classe politique se coupe des jeunes générations qu'elle devrait pourtant inciter à voter. Voilà pourquoi, pour le Progrès, moderniser la campagne officielle est même devenu un "devoir civique".





 

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