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Obama "seigneur des drones" et les adieux de Bradbury, "martien chronique"

le Jeudi 7 Juin 2012 à 07:21
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La face cachée de Barack Obama, dépeint dans un livre-choc en "tueur" déterminé au nom de la lutte anti-terroriste. Egalement au sommaire, l'hommage de la presse à Ray Bradbury, le plus populaire des auteurs de science-fiction dans le monde depuis ses "Chroniques martiennes".

Presse © Radio France - Jean-Christophe Martin

 

Avec d'abord le portrait d'un redoutable tueur en série...

Il n'a qu'une obsession : liquider. En presque quatre ans, il a déjà des dizaines de morts sur la conscience, sans doute plus. C'est un tueur redoutablement intelligent et organisé : avant de choisir une cible, il l'étudie soigneusement, et même dit-on avec un soin maniaque.

Ce psychopathe suit toujours le même rituel macabre : sur son bureau, il étale un jeu de cartes, on les appelle "les cartes de baseball". Sur chacune de ces cartes qui sont en fait des fiches, une biographie plus ou moins détaillée, une photo. Le bureau sur lequel sont posées ces fiches mortelles n'est pas n'importe quel bureau, il est sans doute ovale, le tueur s'appelle Barack Obama.

Ce portrait inattendu du président américain, il est dressé dans un livre qui vient de sortir aux Etats-Unis où il est en train de créer une onde de choc écrit Stéphane Trano sur marianne2.fr. Un livre titré "Tuer ou capturer", signé de Daniel Klaidman, journaliste d'investigation réputé qui est aussi l'un des meilleurs spécialistes  américains du terrorisme.                       

 Un livre où on trouve une foule de révélations sur les détails de la lutte anti-terroriste...

Il révèle comment le président en personne choisit une par une les cibles des attaques des drones américains en Afghanistan. C'est détaillé aussi dans un article du New York Times, repris dans Courrier International, on découvre le processus mis en place par Barack Obama : chaque semaine ou presque, une visioconférence top-secrète réunit une centaine de responsables des services de sécurité. Le New York Times parle d'un macabre "club de discussion" qui étudie une par une les cibles potentielles.

A la fin du processus, avec son jeu de "cartes de baseball", c'est Barack Obama qui a le dernier mot et qui désigne ceux qui entrent sur la "kill-list", la liste des cibles, ceux qui doivent mourir. A ce moment-là, des drones décollent à l'autre bout du monde, en Afghanistan, au Yemen ou en Somalie. Le dernier vol mortel d'un drone, au début de la semaine, a fait une quinzaine de morts, dont le numéro deux d'Al-Qaïda.

La revue Foreign Policy, citée dans Courrier International, consacre aussi son dernier numéro aux guerres secrètes d'Obama. Il souligne que le Barack Obama d'il y a quatre ans qui s'opposait à la torture et promettait d'en finir avec les méthodes sauvages, le Barack Obama Prix Nobel de la Paix, est maintenant le président amércain qui a approuvé le plus de frappes ciblées de toute l'histoire des Etats-Unis.

Et marianne2.fr ajoute en évoquant la face cachée de Barack Obama que jamais un président américain n'est allé aussi loin dans la pratique occulte du pouvoir dans la plus parfaite indifférence de l'opinion de son pays et des autres pays occidentaux.

"Barack Obama, le seigneur des drones" : c'est le surnom trouvé par un chroniqueur conservateur qui donne par ailleurs dans le Washington Post une lecture politique de toutes ces révélations qui se succèdent dans la presse américaine : il dénonce une opération de communication orchestrée par la Maison Blanche pour redonner une image de dur à un président affaibli sur le plan intérieur.

Tout autre chose, de la réalité à la fiction, avec la mort du plus populaire des auteurs de science-fiction, Ray Bradbury...

C'était le Martien de la littérature comme l'écrit le Figaro. L'auteur des fameuses "Chroniques martiennes". Il disait qu'il était le fils de Jules Vernes et que Jean-Paul Sartre était l'un de ses oncles fous. Pour Olivier Delcroix dans le Figaro, au-delà du côté science-fiction, ses Chroniques martiennes sont surtout un chef d'oeuvre de poésie et d'humanité.

C'était lui aussi l'auteur de "Farenheit 451". Comme le rappelle Frédérique Roussel dans Libération, il considérait d'ailleurs que c'était son seul vrai livre de science-fiction, ce roman inspiré des autodafés nazis. Pour Bradbury la science-fiction partait toujours de la réalité, et la réalité de "Farenheit", c'était pour Bradbury "les livres qui brûlent et la stupidité des gens"... Thèmes toujours d'une inquiétante actualité remarque l'éditorialiste Didier Pobel sur son blog...

Mais après les Chroniques martiennes, c'est bien la planète rouge qui était restée toute sa vie le rêve de Bradbury, le "martien chronique" dont parle Didier Pobel, Bradbury qui avouait n'en être jamais revenu de sa planète rouge.

C'est pourtant une autre planète qui a salué son départ pour les étoiles, Vénus, qui faisait hier une tâche noire sur le soleil comme un brassard de deuil pour dire adieu au plus martien de tous les Terriens.

La presse à la Une

La presse à la Une du 07/06/12 avec Jean-Christophe Martin  
 

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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Rafi (anonyme),
Quand je pense que Cheminade nous parlait de la petite moustache d'Obama avant même que ce livre paraisse, étonnant, non?
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