aller directement au contenu
  • Votre radio, vos favoris, vos alertes personnalisées

La rébellion syrienne affirme contrôler la majorité de la ville d'Alep

le Mardi 21 Août 2012 à 15:58 mis à jour à 17:46
Par Baptiste Schweitzer

La rébellion affirme contrôler plus de 60% de la ville d'Alep, ce que dément l'armée © Radio France - Etienne Monin

Plus de 60% de la ville d'Alep serait aux mains des rebelles syriens, c'est en tous cas ce qu'ils affirment. Le régime de Bachar al-Assad dément. La ville est au cœur d'une intense bataille depuis plusieurs semaines. Sur le front diplomatique, les initiatives et les déclarations se multiplient.

La bataille d'Alep se poursuit. Une bataille décisive pour le régime qui ne peut pas se permettre de perdre cette ville stratégique. La rébellion souhaite en effet notamment s'en servir pour créer une zone sécurisée frontalière de la Turquie. Les rebelles affirment contrôler les deux tiers de la ville. Une assertion vigoureusement démentie par un responsable de la sécurité syrienne.

Selon ce dernier, "ce ne sont pas les terroristes qui avancent, c'est l'armée qui progresse doucement. Les groupes terroristes sortent de temps à autre des quartiers qu'ils contrôlent pour faire des incursions dans d'autres parties de la ville pour affirmer qu'ils ont une rue ici ou là puis regagnent rapidement leurs repaires".

"Œuvrer à l'ouverture d'un dialogue"

Mais les combats ne se déroulent pas qu'à Alep. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme au moins 15 personnes ont été tuées mardi à travers le pays dans des bombardements. Parmi les victimes, des femmes et des enfants.

L'activité diplomatique a été marquée par plusieurs déclarations, à commencer par celle du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. Il a appelé les puissances étrangères à ne pas faire d'ingérence dans les affaires syriennes et à uniquement créer "les conditions pour l'ouverture d'un dialogue entre les différentes parties en Syrie".

Le vice-Premier ministre syrien Qadri Jamil, qui a rencontre Sergueï Lavrov à Moscou a expliqué que la Syrie était prête à discuter d'une démission du président Bachar al-Assaf dans le cadre d'un processus de négociations avec l'opposition. 

La France multiplie les initiatives 

La Russie reste avec la Chine le plus important soutien à Bachar al-Assad. Les deux pays ont notamment mis par trois fois leur veto à des résolutions du Conseil de sécurité de l'Onu menaçant Damas de sanctions.

Critiqué pendant cet été par la droite pour son "attentisme" sur le dossier syrien, François Hollande multiplie les rendez-vous depuis le début de semaine. Après avoir rencontré lundi le médiateur international pour la Syrie Lakhdar Brahimi, le président français reçoit mardi après-midi une délégation de représentants du CNS, le Conseil national syrien.

Le sujet sera également abordé jeudi lors d'une rencontre entre François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel. La France préside actuellement le Conseil de sécurité de l'Onu.

Par Baptiste Schweitzer
aller directement au contenu