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La France déroule le tapis rouge à Aung San Suu Kyi

le Mardi 26 Juin 2012 à 21:04
Par Baptiste Schweitzer

La célèbre opposante birmane Aung San Suu Kyi a terminé sa tournée européenne à Paris. Comme dans les autres capitales européennes, elle a été reçue avec tous les honneurs rendus à un chef d'État. Lors de sa discussion avec François Hollande il a été beaucoup question de démocratie et d'économie.

Le président français François Hollande s'est dit prêt à accueillir le président birman, l'ancien général Thein Sein "s'il veut venir". Une déclaration lors d'une conférence de presse commune avec l'opposante birmane Aung San Suu Kyi qui termine à Paris une tournée européenne triomphale.

Selon François Hollande, le chef de l'État birman a été présenté par Aung San Suu Kyi "comme un homme sincère dans le mouvement qu'il a engagé". Il a également assuré que la France "soutiendrait tous les acteurs de la transition démocratique" en Birmanie. Lors de cette conférence de presse, l'opposante a renouvelé sa confiance dans l'actuel président birman.

La question de la présence de Total évoquée

Cette entrevue a également été l'occasion d'évoquer la situation économique du pays. Pour la prix Nobel de la paix de 1991 la Birmanie a "besoin de la démocratie autant que du développement économique. Il doit être utilisé pour renforcer les fondations de la démocratie". Elle a ainsi exhorté les entreprises occidentales à investir dans son pays.

François Hollande et Aung San Suu Kyi ont également évoqué le dossier Total. L'entreprise, présente en Birmanie depuis 1992, a été longtemps critiquée par des ONG lui reprochant d'enrichir la junte au pouvoir jusqu'en 2011. Selon la nouvelle députée birmane, Total a fait les efforts nécessaires et elle ne veut "pas rester prisonnière du passé".

Le président français a quant à lui assuré que les pratiques de Total avaient changé. Il a également promis à la Birmane qu'il interviendrait directement auprès de la compagnie pétrolière en cas de non respect des normes en matière d'environnement et de travail en Birmanie.  

Par Baptiste Schweitzer
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