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L'étudiante franco-turque libérée : "On ne me reproche que des trucs légaux"

le Mardi 7 Août 2012 à 13:57
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Emprisonnée depuis le 9 mai dernier à Istanbul pour des liens supposés avec un groupe clandestin d'extrême-gauche, l'étudiante franco-turque Sevil Sevimli a été libérée ce lundi. Elle s'exprime pour la première fois sur toute cette affaire.

L'étudiante franco-turque Sévil Sévimli jointe par Claude Cordier  

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C'est une véritable surprise et un grand soulagement pour elle et sa famille. "Je vais très bien, je suis contente d'être sortie, enfin !"
Ce sont les premiers mots de l'étudiante franco-turque qui semble en bonne santé. "Au début c'était un peu dur de s'habituer [prison ndlr], mais ils étaient gentils [gardiens ndlr]" a t-elle ajouté.

Lundi après-midi, Sévil Sévimli a été libérée avec trois autres camarades, incarcérés eux aussi depuis trois mois. Les autorités turques les accusaient d'entretenir des liens avec un groupe clandestin de gauche, après leur participation au défilé du 1er mai à Istanbul et à un concert du groupe "Yorum", engagé à gauche. 

Sévil Sévimli © (Capture d'écran)

"On ne me reproche que des trucs légaux, il n'y a rien d'illégal dans tout ce que j'ai fait. Ce que j'ai fait est totalement démocratique".

En ce moment, Sévil Sévimli est à Eskisehir avec sa mère, son petit frère et sa soeur, mais "on m'a demandé de ne pas sortir de la ville et de ne pas sortir de la Turquie [...] jusqu'au 26 septembre. Je dois attendre le procès" regrette l'étudiante.
Mais le combat n'est pas terminé : "Il y a encore 700 personnes en prison, on leur reproche les mêmes faits que moi [...] Je vais faire au mieux pour qu'ils sortent aussi".

Sevil Sevimli, née en France de parents turcs, détient la double nationalité, une particularité non reconnue par Ankara qui la considérait comme Turque. Elle encourait de 12 à 20 ans de prison. Etudiante en licence information-communication à l'université Lyon II, elle effectuait un échange Erasmus en Turquie.

La mobilisation en sa faveur avait été importante en France. Son comité de soutien avait reçu en quelques jours 13.000 signatures et avait été envoyée au ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius et à la ministre du Droit des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, pour réclamer l'intervention du gouvernement français.

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Erasmus n'a pas été inventé pour aller revendiquer des idées politiques dans d'autres pays mais pour aller étudier à l'étranger. Elle ose de plus demander la libération de 700 personnes (pseudos étudiant(e)s) jugées pour émeutes, destructions de biens de l’État, appartenance ou soutien d'une organisation terroriste (DHKP C et PKK)...