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L'ancien président paraguayen appelle à "manifester pacifiquement" contre sa destitution

le Dimanche 24 Juin 2012 à 10:12
Par Aurélia Frescaline

Destitué par le Parlement paraguayen, Fernando Lugo s'estime victime d'un "coup d'État parlementaire". Soutenu par tous les pays d'Amérique du Sud, l'ex-président de centre-gauche appelle à manifester pacifiquement contre ce "verdict injuste".

Le président paraguayen Fernando Lugo, dont la destitution et le remplacement par son vice-président Federico Franco étaient votés vendredi au Congrès, appelle à "manifester pacifiquement" contre ce "verdict injuste".

"Ce n'est pas Lugo qui a été destitué, c'est la démocratie. La volonté populaire n'a pas été respectée", déclare-t-il devant quelque 500 partisans qui manifestaient dans la rue en sa faveur.

Le pays isolé

La destitution et le remplacement par Federico Franco, un centriste, n'ont été reconnus par aucun gouvernement latino-américain. Premier président de gauche après plus de soixante années de mainmise des conservateurs, Fernando Lugo estime qu'il a été victime d'"un coup d'État parlementaire".

L'Argentine, le Brésil et l'Uruguay, des partenaires du Paraguay au sein de l'organisation régionale du Mercosur, ont rappelé leurs ambassadeurs en signe de protestation.

Quelques heures auparavant, le président désigné Franco avait dit qu'il souhaitait rencontrer son prédécesseur, pour examiner avec lui quel rôle pourrait lui être donné, de manière à contribuer à restaurer l'image du pays.

Par Aurélia Frescaline
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