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Français otages au Sahel, une famille sort du silence : "Deux ans, cela devient insupportable"

le Mardi 14 Août 2012 à 14:52 mis à jour à 17:27
Par Clara Beaudoux

"Nous attendons des preuves de vie" - Le témoignage de Maryline Bondu, la belle-mère de Pierre Le Grand retenu au Sahel  

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Jusqu'à présent les familles des otages français détenus au Sahel depuis le 16 septembre 2010 sont restées discrètes pour éviter de gêner les négociations. Mais près de deux ans plus tard, la belle-mère de l'un d'eux témoigne dans l'espoir de faire avancer les choses.

Jeudi cela fera 700 jours qu'ils sont retenus en otage dans le Sahel. Rappel des faits : le 16 septembre 2010, cinq Français sont enlevés avec un Togolais et un Malgache, à Arlit, dans le nord du Niger. Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) revendique le rapt le 21 septembre. La Française Françoise Larribe, malade, et les otages malgache et togolais sont relâchés le 24 février 2011.

Restent donc quatre Français détenus, tous employés du groupe nucléaire Areva et de son sous-traitant Satom (filiale BTP pour l'Afrique du groupe Vinci). Parmi eux : Pierre Le Grand, 27 ans, originaire de Couffé en Loire-Atlantique, travaillant là-bas pour la filiale de Vinci. 

Pierre Le Grand, enlevé au Niger le 16 septembre 2010, sur une vidéo datant d'avril 2011 © SIPA / Al Andalus

"Il faut sensibiliser l'opinion publique pour faire pression"

Depuis, leurs familles ont gardé le silence. "Cela fait bientôt deux ans et jusqu'à présent le mot d'ordre était à la discrétion, ce que les familles ont respecté", explique la belle-mère de Pierre Le Grand, qui décide aujourd'hui de briser le silence. "Nous sommes dans une situation d'attente, nous n'avons aucune nouvelle, c'est une situation insupportable, nous attendons des preuves de vie", ajoute-t-elle.

"Donc on espère qu'en faisant parler d'eux, ça va aider à faire bouger les choses, il faut sensibiliser l'opinion publique pour faire pression, pour avoir des nouvelles d'eux", poursuit la belle-mère du jeune homme, indiquant que les familles sont en contact régulièrement avec le quai d'Orsay mais qu'aucune information neuve ne leur parvient. "Eux aussi ont besoin de ça, de savoir qu'on est derrière eux, si la moindre petite info peut passer par les ondes, ce serait bien pour eux d'avoir quelques nouvelles de nous..." conclut-elle.

Six Français détenus par Aqmi

Au début du mois de juillet, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius indiquait que "nous avons toutes les raisons de penser qu'ils sont en vie". "Pour nous, tant qu'on ne les a pas vus, pas entendus, on est toujours dans la même attente", répond la belle-mère.

En tout, six Français sont retenus par Aqmi au Sahel. Les deux autres ont été kidnappés le 24 novembre 2011 par des hommes armés dans leur hôtel à Hombori (nord du Mali) et emmenés vers une destination inconnue.

Localisation d'Arlit © IDÉ

Par Clara Beaudoux
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Manon (anonyme),
Z'êtes gonflés...! Les journalistes ils sont restés super longtemps , journaliste ou pas, t'es un otage eh bin t'en chie min gamin! Si je suis votre raisonnement je dirais " rha les mecs ! Ils travaillent pour Areva et Vinci , c'est bien fait pour eux! " Les gens sont vraiment stupides parfois. Peu importe d'où l'on vient, être retenu prisonnier pour une raison ou une autre c'est une épreuve insoutenable à vivre!
Avatar de anonyme
Les journalistes en prennent plein "la figure", pour rester poli. C'est bien fait. Ils le méritent.
Avatar de anonyme
Et, si on veut être exhaustif, il ne faudrait pas oublier l'agent de la DGSE otage en Somalie depuis le 14 juillet 2009. Mais lui non plus n'est pas journaliste...
Avatar de anonyme
Effarant... quelles sont les revendications de ces criminels preneurs d'otages ? Est-ce que le gouvernement français a oublié ces malheureux otages ? Que feraient-ils si un des leurs était retenu prisonnier depuis deux ans on ne sait pas pourquoi ? Il faut agir comme si ces Français étaient de leur famille proche. Il faut que les média martèlent tous les jours leurs noms et parle d'eux comme ils ont fait pour leurs deux copains journalistes, qui, eux, étaient partis en dépit des conseils de personnes averties...
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