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L'ancien de Disney fait sauter les crêpes au Vénézuéla

le Samedi 6 Octobre 2012 à 05:10
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Ca partait plutôt mal ! Le jour de son arrivée à Caracas, en 1999, un glissement de terrain faisait 10.000 morts. L'année d'après, c'était un Coup d'Etat.

Marc Manceau à Caracas

Mais Marc Manceau a tenu bon, et son entreprise de traiteur à domicile " Un, Dos, Crêpes " est aujourd'hui un succès. Son secret, c'est d'assurer le spectacle. Chaque semaine, Marc trimbale son look de surfeur blond dans les soirées les plus huppées de Caracas et fait virevolter ses crêpes sous les yeux des invités, en grande tenue de cuisinier. C'est exotique et ça plaît. Ce goût pour "l'entertainment", comme disent les Américains, lui vient de son passage chez Disney, en 1989, en Floride, comme responsable du pavillon français sur le parc d'Epcot Center, à vendre des produits de luxe, Lalique ou Guerlain.

A Caracas, Marc emploie 20 personnes et gère jusqu'à 25 événements par soirée (un marathon pour lui : partout, il doit faire son exhibition), soit en moyenne 1.500 crêpes par semaine ! Voilà pour les chiffres. Et pourtant Marc, originaire de Versailles, n'a rien d'un Breton. "Je cherchais un business sympathique avec de bonnes marges et pas trop surexploité comme la pizza, explique-t-il. La crêpe, ça n'existait pas en Amérique du Sud."

Et comme il n'y connaissait rien, Marc est d'abord aller se former à la seule école française de maître crêpier, à Maure de Bretagne, avant de débarquer à Caracas. Aujourd'hui, les clients de ses banquets (jusqu'à 250 personnes) sont les ambassades, les banques et des multinationales comme Air France, Schlumberger ou le géant de la bière "Polar". Marc dégaine aussi ses fourneaux pour des baptêmes ou des communions. Il vient de faire construire une cuisine ultramoderne où les équipes fabriquent la pâte avant de s'éparpiller dans la ville. "On est un peu sortis de la crêpe traditionnelle, avec des garnitures élaborées, explique le Français, comme du saumon avec chantilly d'aneth ou des crevettes flambées au whisky."

Titulaire d'un DUT en commerce appliqué à l'horticulture (à la CCI de Paris), Marc Manceau a commencé par 5 ans comme cadre commercial dans une PME qui importait d'Asie des articles de jardin et des décorations de Noël pour les enseignes Jardiland ou Truffaut. Vu son succès (plus de 150.000 euros de chiffre d'affaires par an), le Français souhaite maintenant franchiser son concept dans le reste de l'Amérique du Sud... et peut-être ouvrir une crêperie à Caracas.

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Sa société Un, dos Crêpes

Retrouvez ce portrait dans le livre "S'expatrier, vous en rêvez, ils l'ont fait !", 100 portraits d'expatriés français aux éditions Studyrama

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