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Il veut changer l'image d'Israël

le Samedi 23 Juin 2012 à 05:10
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Installé depuis bientôt 20 ans près de Tel Aviv, Frédéric Sabbah, né à Bordeaux, veut attirer de nouveaux touristes étrangers en Terre sainte, au-delà des pèlerins en quête de religion et de spiritualité.

Frédéric Sabbah © Photo Emmanuel Langlois

C'était un rêve de jeunesse. C'est à la veille de ses 30 ans que Frédéric Sabbah a fait son "Alya". "C'est ce qu'on appelle la loi du retour, explique-t-il, donner la possibilité à un Juif de l'étranger de pouvoir venir vivre en Israël. J'avais des parents déjà déracinés, arrivés dans les années soixante d'Afrique du Nord en France. Je voulais tenter cette expérience." Le Français s'installe d'abord à Jérusalem, puis à Raanana, dans le nord de Tel-Aviv où il vit aujourd'hui. A l'époque, titulaire d'un DUT informatique, le jeune homme vient de passer six ans à la direction Sud-Ouest du groupe "Sommer Allibert", spécialisé dans la fabrication d'objets en matière plastique. A son arrivée, Frédéric apprend d'abord l'hébreu pendant six mois, tout en travaillant en parallèle dans le tourisme : "Mon frère était agent de voyages à Bordeaux et m'a proposé de monter une brochure avec un prestataire israélien qui a accepté de m'héberger et de m'enseigner le métier."

Une offre diversifiée

Depuis six ans, Frédéric Sabbah dirige le département tourisme d'Ortra, une société de 40 personnes dans le secteur de l'événementiel et qui accueille 20.000 touristes français chaque année. Dans un pays grand comme la Bretagne, les attraits ne manquent pas. "L'intérêt principal d'Israël, pour les gens, c'est le côté spirituel et religieux, avec des lieux sacrés comme le Saint-Sépulcre à Jérusalem, berceau des trois grandes religions, reconnaît Frédéric, mais on essaie de développer d'autres activités comme l'archéologie, le sport, que ce soit la plongée en mer Rouge ou la randonnée, voire le ski, et la vie nocturne à Tel Aviv, où viennent mixer les plus grands DJs." Jérusalem a ainsi organisé en septembre dernier la 2ème édition de son marathon avec plusieurs milliers de participants venus du monde entier.

La paix reste à venir

Quant à la question de la sécurité, Frédéric Sabbah l'aborde sans détour : "Il n'y a pas de chars dans les rues à Jérusalem, contrairement à ce que beaucoup de gens pensent avant de venir pour la première fois. Certes, ce n'est peut-être pas une solution durable, mais depuis qu'il y a le mur de séparation entre Israël et les Territoires palestiniens, il n'y a pratiquement plus d'attentats." Mais la paix reste à venir. Chacun l'appelle de ses voeux mais campe sur ses positions, dans un pays où le service militaire est obligatoire pendant trois ans pour les garçons et deux ans pour les filles. "Israël a pourtant une économie extraordinaire, assure Frédéric Sabbah. Beaucoup d'investisseurs attendent à la porte pour développer les technologies dans l'agriculture par exemple. C'est un pays petit, mais avec un potentiel énorme." Marié à une Française, Frédéric Sabbah, 48 ans, vit aujourd'hui aussi auprès de son père et de sa soeur, qui l'ont rejoint il y a quelques années en Israël. 

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Aller plus loin

Sa société, Ortra

Retrouvez ce portrait dans le livre "S'expatrier, vous en rêvez, ils l'ont fait !", 100 portraits d'expatriés français aux éditions Studyrama

Retrouvez ce portrait dans le magazine régional d'informations Objectif Aquitaine

Partir en Israël avec l'Office national israélien du tourisme